• Joseph TAMEGNON, Directeur Général de la SOGEMA

    En sa séance extraordinaire du 16 août 2007, le conseil des ministres a relevé de graves irrégularités à la Société de Gestion des Marchés Autonomes (SOGEMA). Naturellement, comme il est de coutume à l'ère du nouveau pouvoir, cela a conduit au limogeage du premier responsable et certains de ses collaborateurs. Trois mois plus tard le gouvernement est revenu sur le dossier en prenant des mesures qui doivent concourir à la renaissance de cette société.

    En effet, comment comprendre que la SOGEMA ne dispose pas de manuel de procédures et de cadre d'élaboration des budgets et de suivi de la consommation des crédits. Comment expliquer l'inexistence dans cette société d'une feuille de route tenant lieu d'une politique générale clairement définie. Pire, le gouvernement dans les griefs qui sont faits à la SOGEMA révèle «l'absence totale de sécurisation des recettes ». D'ailleurs, le nouveau directeur de la société, lors des vœux du nouvel a présenté au Conseil d'administration la situation comptable de la société caractérisée par la non certification des états financiers des années 2005, 2006, 2007. Autant d'éléments qui ont conduit à la nomination le 12 novembre 2007 d'un nouveau directeur avec un cahier des charges bien défini. Il s'agit pour le nouveau DG d'engager une réforme de la SOGEMA fondée sur le partenariat Etat- Mairie de Cotonou – Secteur Privé dans le but d'asseoir une gestion moderne et efficace à la mesure des enjeux nationaux et internationaux à relever par le marché de Dantokpa. L'homme qui a la charge de l'exécution de ce cahier des charges s'appelle Joseph Tamègon. Il devra travailler de concert avec le Ministre d'Etat, Chargé de la Prospective, du Développement et de l'Evaluation de l'Action Publique, le Ministre de l'Economie et des Finances et le Ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale, de l'Administration et de l'Aménagement du Territoire pour réfléchir et proposer au Conseil des Ministres les bases de cette reforme, en travaillant en étroite collaboration avec la Mairie de Cotonou et les partenaires du Secteur privé.

    Lorsqu'on sait l'ampleur les tâches de modernisation des marchés de Dantokpa, Gbogbanou et Ganhi sous tutelle de la SOGEMA, la mission ne sera pas du tout facile pour le nouveau directeur.
    Mais Joseph Tamègnon étant lui-même un homme de défi, sa nomination à la tête de la SOGEMA est peu être stratégique pour le gouvernement qui compte investir des milliards dans la modernisation de Dantokpa, pour en faire un marché international digne du nom, sans que cette réhabilitation ne profite nullement à une commune au détriment des autres.

    Invité de l'émission Zone Franche du dimanche 10 février 2008, l'ancien collaborateur n'a pas voulu se prononcer sur ses relations passées avec les SOGLO (Père et fils). Pour lui son passage à la mairie est du passé et le défi reste la modernisation du marché Dantokpa pour lequel le gouvernement lui a déjà octroyé une subvention de trois milliards FCFA.

    Hippolyte DJIWAN


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    Les organisations professionnelles sont invitées à prendre part à la réception officielle de remise de matériel informatique qui aura lieu dans la salle de conférence de la CCIB, le jeudi 28 février 2008 à 15h précises.

    Pour toute information, contacter : info@pasp-bj.org ou 21 31 00 28.

    Initialement prévues pour le 17 février 2008, les élections municipales et communales couplées avec celles villageoises et de quartier de ville plongent dans l'incertitude. En effet, le bureau de la Commission électorale nationale autonome (CENA) élu en l'absence de sept membres contestataires est invalidé par la Chambre administrative de la Cour suprême. Au parlement, la désignation des membres de la CENA au niveau des arrondissements continue de diviser les députés d'un même groupe politique ou allié. Bref, les clans politiques se battent pour le contrôle desdites élections et l'on se pose la question de savoir si ce sont réellement les questions de développement à la base, enjeux de la décentralisation, qui motivent l'ardeur des politiques ou autre chose.

    Dans tous les cas, après cinq années d'expérience commencée depuis 2002, le bilan des communes n'est pas très reluisant. Certes c'est une expérience qui a suscité beaucoup d'espoir au sein des populations. Mais hélas ! Il manque de mots pour dénoncer les maux qui s'érigent en obstacle à la décentralisation.
    On retient simplement avec le Maire de la ville de Savalou Boniface Vissoh qui confiait en avril dernier à nos confrères du quotidien la Nation que : « Cette mandature finissante a servi de cobaye. On a fait ce qu'on a pu. Nous espérons que ceux qui viendront auront la tâche plus aisée. Et qu'on leur donnera le minimum pour le travail ».

    Oui, la tâche n'a pas été facile pour les maires sortants. Le transfert des compétences n'a pas été concrétisé totalement. Le parachutage des chefs d'arrondissement, l'existence de majorité mécanique, la mise à l'écart de certains conseillers dans la gestion des affaires locales, les destitutions ou les menaces de destitution politiciennes, l'absence de transparence dans la gestion des affaires, l'inexistence ou l'absence de personnes ressources qualifiées... sont autant de maux recensés et en même temps des défis pour la prochaine mandature.

    Cette mandature n'aura plus d'excuse à l'heure du bilan en 2013. C'est pourquoi, les candidats aux prochaines élections municipales et communales doivent prendre la mesure des choses, se dévêtir de leur manteau politique pour enfiler celui du développeur, et ne s'engager que parce qu'ils sont capables, et non parce qu'ils ont le soutien d'une classe politique. Il est temps de comprendre que l'élection à la base est une question de développement, qui implique tous les acteurs, de la mouvance ou de l'opposition, de la société et de toutes les couches sociales sans exception.

    Dans tous les cas, les défis prochains que sont : l'élaboration et le respect de la charte de la gouvernance locale, la désignation des chefs lieux des départements, l'aide de l'Etat aux communes, la coordination de l'appui des bailleurs pour ne citer que ceux-là sont des tâches qui demandent une bonne concentration du gouvernement et des élus locaux en vue de mieux se consacrer aux questions de développement pour l'émergence des localités à la base.
    Le dimanche 03 mars 2008, l'émission "Zone Franche" de la télévision Canal 3 TV Bénin a reçu M. Claude C. Fréjus Djankaki, Administrateur des finances, Expert , consultant, chercheur en finances publiques, gestion urbaine et décentralisation pour analyser les cinq années de décentralisations que vienne de vivre le Bénin

    Hippolyte Djiwan



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  • L'émission télévisuelle "Zone Franche " de Canal 3 TV Bénin vient de boucler deux ans d'existence. Lancée le 29 janvier 2006, l'émission avait eu pour 1er invité le diplomate Gratien Pognon. Aujourd'hui, avec plus de 80 émissions réalisées, les deux journalistes, principaux animateurs que sont Brice Houssou et Hippolyte Djiwan ( soutenus par Malick Gomina, Rodrigue Azinongbé, Renauld Akakpo, André Dossa, Habib Koukoubou) ont reçu plusieurs grandes figures béninoises. On peut citer: Me Alfred Pognon, avocat à la cour ; le professeur Albert Tévoédjrè, président de l'Organe présidentiel de médiation ; le Docteur André Dassoundo, 1er vice président de l'Assemblée Nationale 4è législature ; le syndicaliste Pascal Todjinou, secrétaire général de la CGTB ; Me Joseph Djogbénou, avocat à la cour; Claude d'Almeida, DG/Sobémap ... pour ne citer que ceux-là.

    Pour célébrer ces deux ans et lancer la saison 2 de l'émission marquée par des innovations (changement de générique, de décors, suppression du portrait des invités remplacé par un reportage ou un commentaire sur le sujet principal, l'intervention en direct des téléspectateurs dans l'émission) Me Marie Elise Gbèdo a été invitée pour cette rentrée . Voici son portrait.

    Née en décembre 1954 à Mankono en Côte d'ivoire, Marie élise Gbèdo, a fait ses études à Porto-Novo au Bénin puis à l'université de Paris1 Panthéon Sorbonne.
    Titulaire d'un DEA de droit des affaires en 1983, elle passe avec succès son Certificat d'Aptitude à la Profession d'Avocat en 1984. Dès l'année suivante, elle prête serment devant la première chambre de la Cour d'Appel de Paris. Après avoir exercé durant cinq ans, Marie élise Gbèdo s'installe au Bénin en 1989. Dès lors commence pour elle une brillante carrière d'avocat, d'actrice de la société civile mais aussi politique.

    En effet, celle qui est surnommée « l'Amazone » est une militante des droits de l'homme. Présidente de l'Association des Femmes Juristes du Bénin (AFJB) elle découvre dans le cadre de ses activités le vrai visage de la pauvreté, surtout au sein des femmes rurales. Ce qui l'amène à "semé un peu d'humanité dans les prisons, les orphelinats et les maternités".

    Nommée Ministre du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme sous le gouvernement Kérékou, elle côtoie de près la chose politique.
    En 2001 et en 2006, elle est candidate aux élections présidentielles et bat campagne sous le slogan de "Huénusu", c'est-à-dire que l'heure a sonné. Mais elle reste encore incomprise des Béninois qui attendent le moment opportun pour lui accorder le suffrage nécessaire pour briguer la magistrature suprême .

    Très forte de caractère, Marie élise Gbèdo ne se destinait pas vraiment à une carrière juridique. Elle souhaitait être journaliste. C'est son père qui s'y est opposé : « avec la grande gueule que tu as, tu finiras en prison ». Dans un contexte politique de Parti Etat à l'époque, il lui a conseillé de trouver une autre tribune pour défendre ses idées.

    Des années plus tard, Marie élise Gbèdo n'a pas changé. Elle reste égale à elle-même ....

    Hippolyte DJIWAN


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  • Le lundi 18 juin 2007, le Chef de l'Etat Béninois le docteur Yayi Boni a formé un nouveau gouvernement. Mais quelques jour avant, un talent du monde de la littérature béninoise, Edgar Okiki Zinsou a publié un nouveau roman : « Le Remaniement»

    Le remaniement est un mot qui  fait trembler les ministres, les directeurs de cabinet et  autres cadres de l'administration.  Depuis la proclamation des résultats des élections législatives  en mars 2007 par la Cour Constitutionnelle et l'installation du bureau de l'Assemblée nationale, tous les regards sont pointés vers le palais de la Marina. Les oreilles sont collées aux transistors. Les cadres et les politiques ne ratent plus le journal parlé à la télévision. Les chiffres de vente des organes de presse ont augmenté... Tout le monde veut savoir qui est nommé où et pour faire quoi ? Mais depuis, c'est le silence. Un silence dont seul le chef de l'Etat détient le secret !
    Le docteur Yayi Boni est-il pris en otage comme c'est le cas dans le roman « Le remaniement » ?

    Ecrivain très célèbre, Ergar Okiki Zinsou n'est pas à son premier essai en matière de publication de roman politique. « Le remaniement » est le nouveau bébé après "Le discours d'un affamé" et " Les sanglots politiques"

    Né en 1957 à Cococodji au Bénin, ancien élève du Collège Père Aupiais de Cotonou, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de Porto-Novo,  Professeur certifié d'histoire et de géographie depuis 1982, Ergar Okiki Zinsou est l'auteur de trois oeuvres tous  primés.  "Le discours d'un affamé" a remporté en 1988 le  Prix littéraire Paul Hazoumé et le 1er prix de roman aux premiers Concours Nationaux des Arts et des Lettres. "La femme du mari inconnu" a remporté en 1988 1er prix de nouvelle aux premiers Concours Nationaux des Arts et des Lettres. "Les sanglots politiques"  est lauréat du 1er Prix de roman au concours littéraire "Regards croisés sur le Bénin" en 1995.
    Comme on le constate, le talent de romancier et de nouvelliste de notre invité s'est révélé à l'occasion de divers concours littéraires au niveau national.
    Actuellement, Edgar Okiki Zinsou est  en service  à l'institut nationale de la  formation de la recherche et d'édition (INFRE),  Mais avant, il avait servi   au Ministère de la Protection Sociale et de la Famille.
    Dans  « Le remaniement », il parle de l'état de psychose des  cadres à la veille du remaniement ministériel. Avec lui, nous avons évoqué les questions de bonne gouvernance et celle  de la responsabilité  des citoyens dans la dérive des chefs d'Etat africain. Bref « l'Eternel et épineux question problème de la gouvernance en Afrique, la question de la responsabilité des cadres et des intellectuels dans les échecs successifs des régimes politiques » sont les  thèmes abordés avec Edgar Okiki Zinsou lorsqu'il à été invité à l'émission ZONE FRANCHE de canal3 TV Bénin.


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  • Ce dimanche 22 avril 2007, « Zone Franche » reçoit Me Alfred Pognon, avocat depuis 1973.  A 63 ans, le 11ème homme en noir inscrit au barreau béninois des avocats  se porte toujours comme un soldat au front. Ancien militant de plusieurs mouvements scolaires, estudiantins, professionnels  et politiques, Me Alfred Pognon reste et demeure égal à lui-même.
     
    En 1991, il  est élu Bâtonnier par ses pairs. A la tête du Barreau béninois, il cumule trois mandats successifs et reste en fonction jusqu'en 1997.
     
    Sur le plan politique, on a retrouvé Me Alfred Pognon à la naissance du  parti « Notre Cause Commune », une formation politique qui a donné du fil à retordre au gouvernement de l'ancien président  Nicéphore Soglo. En effet, NCC s'est affiché comme un véritable parti d'opposition au régime du président Soglo. Me Alfred Pognon était non seulement  membre fondateur de cette formation, mais en était aussi le Secrétaire général.
     
    En 1991, Me Alfred Pognon fait partie des députés élus pour siéger à   la première législature du « Renouveau Démocratique ». En compagnie de d'autres députés de sa trempe comme Gratien Pognon, Albert Tévoédjrè, Joseph Gnonlonfoun,.... Me Alfred Pognon  et ses collègues ont animé la vie parlementaire de façon à faire dire aux observateurs politiques que depuis cette époque, la courbe du débat parlementaire n'a fait que décroître.
     
    Au plan international, en partenariat avec le barreau belge, Me Alfred Pognon à la tête du barreau béninois a contribué  avec l'Ong  Internationale « Avocat sans Frontière »  à l'assistance judiciaire des accusés et des victimes du génocide du Rwanda. Mieux, avec l' ASF il a assuré la défense d'individus devant les chambres spécialisées des tribunaux de première instance et les cours d'appel, (à l'époque, compétentes pour juger les accusés de génocide ou d'autres crimes contre l'humanité).
     
    Il faut noter également l'implication de Me Alfred Pognon dans la formation pour renforcer les capacités des acteurs du milieu judiciaire au Rwanda. Destinées aux avocats, magistrats et officiers du ministère public rwandais, ces formations instruisent sur le droit à un procès équitable, en particulier dans le contentieux du génocide. 
    Sur ce même volet, on retiendra sa participation à la remise en place des nouveaux textes relatifs  aux génocides et aux crimes contre l'humanité, toujours avec le soutient du barreau belge et  celui des Nations Unies.
     
    Bref, sans aucune prétention de lui faire de la publicité, Me Alfred Pognon  est un défenseur des droits de l'homme qui s'est beaucoup battu pour le droit et la justice au Bénin et à l'étranger.
     
    Outre le droit, Me Alfred Pognon est un passionné de la nature, de l'écologie et du football qu'il a pratiqué par le passé.
    Mais ce que beaucoup ne savent  pas de lui, c'est que ce brillant  avocat est  un grand judoka. Ancien champion universitaire, ceinture noir deuxième dan,  Me Alfred Pognon a préféré au tatami et au Kimono, le prétoire  et  la robe noire.


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