• Décentralisation, bilan et perspectives

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    Les organisations professionnelles sont invitées à prendre part à la réception officielle de remise de matériel informatique qui aura lieu dans la salle de conférence de la CCIB, le jeudi 28 février 2008 à 15h précises.

    Pour toute information, contacter : info@pasp-bj.org ou 21 31 00 28.

    Initialement prévues pour le 17 février 2008, les élections municipales et communales couplées avec celles villageoises et de quartier de ville plongent dans l'incertitude. En effet, le bureau de la Commission électorale nationale autonome (CENA) élu en l'absence de sept membres contestataires est invalidé par la Chambre administrative de la Cour suprême. Au parlement, la désignation des membres de la CENA au niveau des arrondissements continue de diviser les députés d'un même groupe politique ou allié. Bref, les clans politiques se battent pour le contrôle desdites élections et l'on se pose la question de savoir si ce sont réellement les questions de développement à la base, enjeux de la décentralisation, qui motivent l'ardeur des politiques ou autre chose.

    Dans tous les cas, après cinq années d'expérience commencée depuis 2002, le bilan des communes n'est pas très reluisant. Certes c'est une expérience qui a suscité beaucoup d'espoir au sein des populations. Mais hélas ! Il manque de mots pour dénoncer les maux qui s'érigent en obstacle à la décentralisation.
    On retient simplement avec le Maire de la ville de Savalou Boniface Vissoh qui confiait en avril dernier à nos confrères du quotidien la Nation que : « Cette mandature finissante a servi de cobaye. On a fait ce qu'on a pu. Nous espérons que ceux qui viendront auront la tâche plus aisée. Et qu'on leur donnera le minimum pour le travail ».

    Oui, la tâche n'a pas été facile pour les maires sortants. Le transfert des compétences n'a pas été concrétisé totalement. Le parachutage des chefs d'arrondissement, l'existence de majorité mécanique, la mise à l'écart de certains conseillers dans la gestion des affaires locales, les destitutions ou les menaces de destitution politiciennes, l'absence de transparence dans la gestion des affaires, l'inexistence ou l'absence de personnes ressources qualifiées... sont autant de maux recensés et en même temps des défis pour la prochaine mandature.

    Cette mandature n'aura plus d'excuse à l'heure du bilan en 2013. C'est pourquoi, les candidats aux prochaines élections municipales et communales doivent prendre la mesure des choses, se dévêtir de leur manteau politique pour enfiler celui du développeur, et ne s'engager que parce qu'ils sont capables, et non parce qu'ils ont le soutien d'une classe politique. Il est temps de comprendre que l'élection à la base est une question de développement, qui implique tous les acteurs, de la mouvance ou de l'opposition, de la société et de toutes les couches sociales sans exception.

    Dans tous les cas, les défis prochains que sont : l'élaboration et le respect de la charte de la gouvernance locale, la désignation des chefs lieux des départements, l'aide de l'Etat aux communes, la coordination de l'appui des bailleurs pour ne citer que ceux-là sont des tâches qui demandent une bonne concentration du gouvernement et des élus locaux en vue de mieux se consacrer aux questions de développement pour l'émergence des localités à la base.
    Le dimanche 03 mars 2008, l'émission "Zone Franche" de la télévision Canal 3 TV Bénin a reçu M. Claude C. Fréjus Djankaki, Administrateur des finances, Expert , consultant, chercheur en finances publiques, gestion urbaine et décentralisation pour analyser les cinq années de décentralisations que vienne de vivre le Bénin

    Hippolyte Djiwan



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