• Selon une étude réalisée par des médecins britanniques et publiée lundi 10 août, les médicaments anti-grippe A comme le Tamiflu ne devraient pas être prescrits aux enfants, car les effets indésirables l’emportent sur les bénéfices.

    Les auteurs de l’étude, mise en ligne par le British Medical Journal (BMJ) invitent ainsi le département de la santé britannique à remettre en cause leur politique de lutte contre la pandémie du nouveau virus A (H1N1).

    “Stratégie inappropriée”

    D’après l’un des rédacteurs du document, le Dr Carl Henegan, médecin généraliste et expert du John Radcliffe Hospital à Oxford (Royaume-Uni), donner du Tamiflu pour une maladie relativement bénigne est une “stratégie inappropriée”.
    Le médecin ajoute que les effets nocifs d’une prescription systématique – telle qu’elle est pratiquée en ce moment en Angleterre – l’emportent sur les bienfaits d’une réduction d’un jour et demi de la durée des symptômes. En Grande-Bretagne, aucune prescription médicale n’est nécessaire pour se procurer du Tamiflu.

    Vomissements, déshydratation et cauchemars

    L’étude entend souligner les effets secondaires du Tamiflu chez les enfants ; effets qui se traduisent, chez certains cas, par des vomissements, une déshydratation, et d’autres complications.
    Il y a quelques jours, une autre enquête avait démontré que les enfants ayant reçu préventivement du Tamiflu avaient souffert d’effets secondaires incluant nausées et cauchemars.
    L’agence sanitaire britannique, la Health Protection Agency (HPA), a quant à elle souligné que plus de la moitié des 248 jeunes élèves qui avaient été vacciné au Tamiflu, ont souffert d’effets secondaires tels nausées, insomnies et cauchemars.

    Nouvelobs.com
    Publié le 10/08/2009 par Le Grand Journal

    Source


    votre commentaire
  • Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) s'est inquiété, mardi 11 août, de l'ampleur de la malnutrition sévère dont souffrent les enfants en Centrafrique. Selon les chiffres de l'agence onusienne, près de 700 000 enfants de moins de 5 ans "vivent au-dessous des seuils acceptables, et beaucoup sont maintenant à la limite de la survie".

    Le taux de malnutrition aiguë atteint ainsi 16 % des enfants de moins de 5 ans dans trois provinces du sud du pays, celui de malnutrition sévère aiguë touche 6,6 % de la même classe d'âge. "C'est loin au-dessus des seuils d'urgence de 15 % pour une malnutrition sévère et de 2 % pour une malnutrition sévère aiguë", s'alarme l'Unicef.

    Les causes de cette "malnutrition chronique" sont multiples, selon l'agence onusienne. L'extrême pauvreté de la Centrafrique, où plus de six personnes sur dix vivent avec moins de 1,25 dollar par jour, y contribue grandement. "La crise financière mondiale et le déplacement des populations en raison du conflit en cours pèsent sur l'économie", a ajouté la porte-parole de l'Unicef à Genève, Véronique Taveau. Ainsi, les revenus du secteur minier ont été sévèrement affectés par le ralentissement économique.

    A cela il faut ajouter l'instabilité chronique du pays. Depuis 2005, les conflits internes se multiplient, notamment dans le Nord, où plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été déplacées. Affirmant que beaucoup des 700 000 enfants affectés "sont maintenant à la limite de la survie", l'Unicef a lancé un un appel de fonds de 1,5 million de dollars pour "l'achat et la distribution d'aliments thérapeutiques" et de médicaments.

    Source


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique