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Actualités et ressources de la République du Bénin

LE BENIN SE MOBILISE CONTRE LA GRIPPE « A H1 N1 » : UN CAS SUSPECT A ETE DECOUVERT AU BENIN | 01 mai 2009

OMS-BEN No 09  2009
1er mai 2009
LE BENIN SE MOBILISE CONTRE LA GRIPPE « A H1 N1 »

UN CAS SUSPECT A ETE DECOUVERT AU BENIN

Le Ministre de la Santé a fait une déclaration publique et annoncé des mesures préventives strictes pour faire face à toute éventualité   

C’est au cours d’un point de presse qu’il a organisé ce vendredi 1er mai 2009 à son Cabinet que le Professeur Issifou TAKPARA, Ministre de la Santé a fait cette déclaration. Le Ministre de la Santé  était entouré du Dr Akpa Raphaël GBARY, Représentant Résident de l’OMS au Bénin et des Docteurs Laurent ASSOGBA, Christophe MONSIA et Honoré DJOGBE, respectivement Directeur National  de la Protection Sanitaire (DNPS), Directeur de l’Elevage (DE) au Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) et Chef du Service Epidémiologie, Surveillance Sanitaire des Ports et Aéroports et Point Focal du Règlement Sanitaire (RSI) pour le Bénin.

Plusieurs autres experts et spécialistes des Agences spécialisées des Nations Unies (OMS, UNICEF, FAO et UNDP) étaient également présents à ce point de presse. Par ailleurs, les membres du Comité national de crise ont aussi participé à cette importante rencontre avec la Presse. D’entrée, le Ministre de la Santé a annoncé l’apparition d’une nouvelle maladie appelée grippe à virus de type A (H1N1) qui s’étend rapidement dans le monde. Il a indiqué que plusieurs cas avérés ou suspects ont été détectés sur les continents américain, asiatique, européen et récemment africain avec des cas de décès.

Abordant le cas du Bénin, le Ministre de la Santé a précisé que la maladie est suspectée depuis le lundi 27 avril 2009 chez une personne expatriée âgée de 25 ans qui  est revenue au pays, le 20 avril 2009  après un séjour au Mexique. Le Professeur Issifou TAKPARA a indiqué que cette personne a présenté un syndrome grippal répondant à la définition de cas suspect, élaborée par l’Organisation Mondiale de la Santé. En effet, l’OMS définit comme cas suspect, « tout individu, présentant une fièvre brutale (température égale ou supérieure à 38°5C) avec syndrome grippal (toux, éternuement, fatigue, céphalée, écoulement nasal) associé ou non à une gêne respiratoire, dans un contexte de voyage récent  ou de contact avec un voyageur dans un pays endémique ». A la suite de cette explication, le Ministre a précisé que les investigations sont en cours pour la confirmation du cas et que des prélèvements ont été également faits chez trois autres personnes qui ont eu un contact direct avec elle. Le Ministre de la Santé a indiqué qu’à ce jour, la patiente et les personnes contact sont sous traitement et se portent bien. Enfin, la déclaration du Ministre a rassuré toutes les populations et la communauté internationale sur les dispositions prises pour leur garantir, la sécurité sanitaire. Il a rappelé que la consommation de la viande de porc et de toute charcuterie bien cuite est sans danger.

Intervenant à la suite du Ministre de la Santé, le Dr Christophe MONSIA, Directeur de l’Elevage a expliqué que le virus à l’origine de la nouvelle grippe A (H1N1) n’est pas d’origine porcine et par conséquent, c’est abusif de l’appeler grippe porcine. Du point de vue scientifique, a-t-il précisé, aucun cas clinique de la grippe porcine originelle n’est avéré.
Le cas suspect découvert au Bénin reste à confirmer par des analyses biomédicales diverses et les investigations sont en cours. Il a invité les acteurs de la filière porcine à poursuivre leurs activités tout en prenant les précautions élémentaires d’hygiène habituelles. Le DE a demandé aux consommateurs de la viande de porc et de toute charcuterie à bien les cuir avant de les consommer.

En ce qui le concerne, le Dr Akpa Raphaël GBARY, Représentant Résident de l’OMS  a annoncé qu’à ce jour, 331 cas confirmés ont été officiellement notifiés à l’OMS dans le monde dont 13 décès. Il a expliqué que la grippe de type A (H1N1) atteint des adultes jeunes (20 et 40 ans) y compris des enfants tel que le cas d’un nourrisson de 23 mois décédé aux Etats-Unis. A propos de l’attribution des échelles, le Dr Akpa R. GBARY a expliqué qu’elle répond à des critères épidémiologiques, cliniques et spécifiques tels que l’extension de la maladie. C’est pourquoi, a-t-il indiqué, l’OMS a fixé le niveau d’alerte actuel à 5 sur une échelle de 6 cela signifie « une augmentation significative du risque de pandémie » mais, « à ce stade, l’OMS ne considère pas que la pandémie est inévitable ». A la suite du Ministre de la Santé, le Représentant Résident de l’OMS a remercié les journalistes pour l’intérêt qu’ils accordent à la situation relative à l’épidémie de la grippe due au virus de type A (H1N1) qui s’étend progressivement à tous les continents suscitant une mobilisation accrue de tout le monde.

Les journalistes ont posé plusieurs questions relatives à l’origine de la nouvelle grippe, les mesures prises pour l’enrayer, les critères d’attribution par l’OMS, des niveaux d’alerte, la consommation de la viande de porc et de toute charcuterie etc.  Le Ministre de la Santé, le Directeur de l’Elevage, le Directeur National de la Protection Sanitaire et le Représentant Résident de l’OMS y ont répondu chacun selon son domaine de spécialité.

En mettant un terme à ce point de presse qui n’est que le début d’une grande campagne de Communication pour un Changement de Comportement (CCC), le Ministre de la Santé a mis l’accent sur les points suivants :

- La grippe de type A (H1N1) mérite une mobilisation de tout le monde à commencer par la presse ;
- La population est invitée à appliquer les mesures d’hygiène comme le lavage des mains au savon et le port de masque à côté  d’un cas suspect ;
- tout cas suspect doit être référé aux autorités sanitaires et vétérinaires nationales ;
- Les médicaments sont disponibles pour faire face à cette grippe et le stock sera  renforcé au besoin avec l’appui de l’OMS et d’autres partenaires ;
- Un mécanisme de prise en charge des cas suspects ou confirmés éventuels est mis en place ;
- Les dispositions sont prises à toutes nos frontières terrestres, aériennes, portuaires et ferroviaires dans le sens du renforcement de la surveillance des cas ;
- La viande de porc bien cuite peut être consommée.

          Il faut mentionner qu’un Comité national de Crise est mis en place, appuyé par le Système des Nations Unies au Bénin (SNU) qui a planifié une formation de l’ensemble des membres de son Personnel, pour le mardi 5 mai 2009 à Cotonou.

 
Pour plus d'informations, veuillez communiquer avec François AGOSSOU, Conseiller NPO/HPR chargé de la Promotion de la Santé (agossouf@bj.afro.who.int), Dr Aristide SOSSOU, Conseiller Rougeole et DPC par intérim, sossoua@bj.afro.who.int ; ou Madame Lydia BOSSOU AHOUANGBO, Secrétaire à la Documentation (ahouangbol@bj.afro.who.int) Téléphone : (229) 21.30.19.07. Télécopie : (229) 21.30.42.08. Adresse : B.P. 918, Cotonou, Bénin.

Publié par djiwan à 19:45:12 dans - Actualité | Commentaires (0) |

FORMATION PROFESSIONNELLE DE 10.000 INSTITUTEURS COMMUNAUTAIRES | 21 avril 2009

Communiqué de Presse de l'UNICEF

Cotonou, le 17 avril 2009 –  M. Félicien Chabi Zacharie, Ministre des Enseignements Maternel et Primaire, a procédé ce jour au lancement de la « Formation Professionnelle des Instituteurs Communautaires (FPIC) » du Bénin, en présence de Son Excellence Gayleatha B. Brown, Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique et de Dr Souleymane Diallo, Représentant de l’UNICEF.  
 
Préparée par l’INFRE à partir de 2006 et en cours d’exécution depuis 2007 avec l’appui technique et financier de l’UNICEF, ce projet est l’aboutissement de leçons tirées des expériences communes en matière d’appui à la formation des enseignants communautaires.

L’USAID et l’UNICEF ont eu par le passé à appuyer de courtes sessions de formation des enseignants communautaires, qui ne parvenaient pas à donner aux enseignants une qualification suffisante et à leur offrir une perspective de carrière. Avec le programme de formation, d’une durée de trois ans, actuellement en cours de mise en œuvre, les bénéficiaires seront dotés des compétences disciplinaires et pédagogiques qui leur permettront d’opérationnaliser avec succès les nouveaux programmes d’étude et l’approche par compétences qui est leur fondement.

L’USAID fournira au Ministère des Enseignements Maternel et Primaire, à travers l’UNICEF,  une subvention d’un montant total de $ 4,3 millions de dollars américains pour une période de deux ans en vue de permettre la poursuite de la mise en œuvre du programme de formation professionnelle des enseignants communautaires.

Le programme s’inscrit dans la mise en œuvre des objectifs du Plan Décennal pour le Développement du Secteur de l’Education (PDDSE) du Gouvernement du Bénin et contribue aussi bien aux Objectifs du Millénaire pour le Développement qu’à ceux de l’initiative de l’Education Pour Tous, objectifs pour lesquels le Gouvernement du Bénin s’est engagé.

Le but du programme est de préparer 10 000 enseignants communautaires non-diplômés à passer le certificat élémentaire d’aptitude pédagogique (CEAP) et à devenir des instituteurs qualifiés.

Le programme FPIC contribuera entre autres à :

• Renforcer les capacités de gestion, de supervision et de formation des équipes et des individus impliqués dans la mise en œuvre du projet aux niveaux central, déconcentré et scolaire;
• Assurer un suivi administratif et pédagogique étroit de la formation des instituteurs, et de leurs activités d'enseignement dans les salles de classe;
• Equiper 10 000 instituteurs non qualifiés de compétences adéquates pour prodiguer un enseignement de qualité et faciliter l'apprentissage des enfants.

Le programme (FPIC) s’appuiera sur les expériences et les succès des projets précédemment appuyés par l’USAID et l’UNICEF pour aider le Gouvernement du Bénin à garantir une éducation de base de qualité aux garçons comme aux filles sur une base équitable et durable.

Pour toute information complémentaire, merci de bien vouloir contacter :
Gervais Havyarimana, Chef de la section Education à l’UNICEF, tel  (229) 97 97 51 04, email : ghavyarimana@unicef.org

Publié par djiwan à 17:40:02 dans - Actualité | Commentaires (0) |

Recherche : Un vaccin contre le paludisme en chantier | 14 janvier 2009

Le Rts, s/As est la plus avancée des études actuellement en cours dans le monde; il protègerait les enfants et les nourrissons.

En attendant l'approbation des autorités régulatrices nationales et des comités d'éthique, l'étude clinique d'efficacité de phase III du candidat vaccin Rts,s/As, est en bonne voie et pourra démarrer au début de l'année 2009. L'essai de phase III est la dernière étape qui précède la mise sur le marché d'un vaccin ou d'une molécule thérapeutique. Des résultats publiés le 8 décembre 2008 sur le site Internet du New England Journal of Medecine, montrent que le candidat-vaccin antipaludique le plus avancé au monde sur le plan clinique, Rts,s/As, confère aux nourrissons et aux jeunes enfants une protection significative contre le paludisme. L'étude a pour objectif de confirmer et d'évaluer avec précision l'efficacité du vaccin, y compris sa durée tout en continuant à surveiller son innocuité.

La recherche commencée en 2001 après la signature d'un accord de partenariat entre Glaxosmithkline (Gsk) et Path Malaria vaccine initiative (Mvi) pour la poursuite du développement clinique pédiatrique du Rts,s/As en Afrique a donné des bons résultats. Ces recherches sur le Rts,s/As sont connues des autorités de la Santé camerounaise "Il y'a trois semaines nous avons reçu un document détaillé sur l'évolution des différentes phases de ce candidat vaccin, parce que le Rts,s/Sa n'est pas encore un vaccin. Nous avons enregistré ces informations en attendant la validation de ce candidat-vaccin, il est clair que ce sera une avancée majeure dans la lutte contre le paludisme dans le monde en générale et au Cameroun en particulier", explique un collaborateur du Délégué régional de la Santé publique dans le Littoral.

Les essais cliniques de phases II ont confirmé les résultats des études antérieures qui montrent la bonne tolérance du candidat vaccin Rts,s/As. L'équipe qui a mené cet essai chez 894 enfants âgés de 5 à 17 mois du Kenya et de la Tanzanie se composait de chercheurs du programme de Recherche Collaborative Kemri-Wellcomme (Kilifi-Kenya), de l'Institut national pour la recherche médicale(Tanzanie), du programme conjoint de lutte antipaludique (Korogwe, Tanzanie) et d'autres institutions, en collaboration avec Gsk et la Mvi. L'essai a montré que Rts,s/As01 réduisait le risque des épisodes cliniques de paludisme de 53%, sur une période moyenne de huit mois.

Tolérance

Des études antérieures réalisées chez les enfants de 1 à 4 ans au Mozambique et utilisant Rts,s formulé avec un autre système d'adjuvant de Gsk (As02), ont démontré un taux d'efficacité de 35 % contre les épisodes cliniques sur une période de 18 mois.
Les chercheurs ont alors conclu que les résultats de cette étude soutenaient l'utilisation du Rts,s/As01 pour les essais de phase III à venir. Pour Christian Loucq, directeur de Path Malaria Vaccine Initiative (Mvi), "ces résultats révèlent indéniablement que nos investissements, dans le domaine du développement de vaccins antipaludiques, commencent à porter leurs fruits. Nous sommes plus près que jamais de l'aboutissement du développement d'un vaccin antipaludique destinés aux enfants en Afrique".

Le vaccin anti-paludisme peut être administré conjointement aux vaccins pédiatriques qui font partie du Programme élargi de vaccination (Pev) de l'Oms. Il possède une meilleure tolérance et montre de façon consistante un niveau significatif d'efficacité. " Nous pouvons d'ores et déjà anticiper l'amélioration que cette avancée scientifique décisive pourrait représenter dans la vie de millions d'enfants africains, qui souffrent et meurent de cette maladie, année après année ", a déclaré Joe Cohen, co-inventeur du vaccin et vice-président du groupe de Recherche et développement, sur les maladies émergentes et sur le Vih (Research et développement, Emerging Diseases & Hiv) chez GSK Biologicals.

Pour le Dr Pierre Sopngwi, directeur général de la Compagnie camerounaise pharmaceutique " les résultats du candidat vaccin, Rts,s/As sont très prometteurs. Sa validation permettrait d'avoir une meilleure prévention de la maladie, car il ne faut pas oublier que le paludisme est la première cause de mortalité infantile en Afrique. Ce nouveau vaccin permettrait aussi, d'améliorer le taux de morbidité infantile et pour les familles, d'avoir un gain économique. Toutes fois ces retombées ne seront possibles que si le Rts, s/As est validé comme vaccin".

Pour Comprendre
La longue route

Pour arriver à la phase candidat-vaccin, le Rts,s/As est passé par beaucoup de phase expérimentales, qui ont contribuées à renforcer les espoirs des chercheurs. Le Rts,s/Sa été inventé, développé et fabriqué dans les laboratoires de Gsk Biologicals, en Belgique, à la fin des années 1980 et a été testé initialement chez les volontaires américains, dans le cadre d'une collaboration de l'institut de recherche avec Walter Reed de l'armée américaine.

L'étude réalisé en Tanzanie sur 340 nourrissons âgés de moins de 12 mois a montré que Rts,s/As 02 administré à 8, 12 et 16 semaines, conjointement aux vaccins pédiatriques existants, n'interfère pas avec les réponses immunitaires des différentes composants du vaccin co-administré contenant des antigènes contre la diphtérie (D), le tétanos (T), la coqueluche (Pw) et l'infection à Haemophilis influenzae de type B (Hib).

Dans les pays africains où le vaccin antipaludique serait le plus utile, le programme actuel de vaccination des nourrissons appelé le Programme élargi de vaccination (Pev) de l'Oms, fournirait une plate-forme optimale d'administration. Le financement pour le développement de ce candidat vaccin a été rendu possible grâce `s une subvention de 107,6 millions de dollars de la Fondation Bill and Mélinda Gates à Path Malaria vaccine Initiative (Mvi). Gsk a investi environ 300 millions de dollars et projette de faire une rallonge de 100 millions de dollars jusqu'à l'achèvement du projet.

Marion Obam

Publié par djiwan à 21:37:43 dans - Actualité | Commentaires (0) |

Assujettis au régime de la CNSS : La galère des retraités | 13 janvier 2009

Echine courbée, la marche difficile, le regard plongé dans le vide, Bernard Mètogandé tente désespérément de gravir les marches de l'escalier donnant accès à la salle des soins d'une clinique privée de Cotonou. Une idée le hante en permanence : «A quand le paiement correct des moins-perçus sur pension consécutifs à la mise en application par la CNSS de la rectificative n°2007-02 du 26 Mars 2007, moins- perçus réclamés à maintes reprises par les retraités depuis le mois de mai 2007 ?»

Chaque vendredi, depuis plus trois mois, Bernard Mètogandé se soumet péniblement au même exercice pour le suivi des soins au service de kinésithérapie d'une clinique privée de Cotonou. Admis à la retraite en 2003, la maigre pension mensuelle qu'il perçoit est loin de couvrir ses besoins vitaux et ceux de sa famille (alimentation, soins de santé et autres).

«Chaque fois que je retire l'ordonnance médicale des mains du médecin, je me plonge dans une longue réflexion qui doit aboutir à l'identification de mon prochain bienfaiteur». Le sieur Mètogandé rumine cette pensée avec amertume et se sent victime d'une injustice sociale d'autant plus grave qu'il a mis sa force de travail au service de la Nation pendant plus de 30 ans. Voilà le résultat de l'absence de prise en charge médicale des pensionnés par la CNSS, aggravée par la confiscation des rappels des moins-perçus sur pension toujours par la CNSS. Pire encore, sa réclamation faite suite au calcul à la baisse de sa pension en septembre 2007 est restée lettre morte.

Ce traitement ingrat, dégradant et déshumanisant que subit Bernard est le lot de centaines, voire de milliers de retraités affaiblis par la maladie (hypertension artérielle, diabète, prostate, arthrose, sinusite et autres) et qui vivotent au lieu de jouir d'une retraite paisible et enviable.

Cette situation de misère se perçoit à juste titre comme une ingratitude de notre société à l'endroit des retraités car les maladies qui les minent sont dues à l'usure de leur organisme par une trentaine d'années de durs labeurs. Parfois, ces maladies sont carrément d'origine professionnelle et ne font leur apparition dans de nombreux cas, qu'après l'admission à la retraite.

Le non paiement des moins-perçus sur pension et les affres de toutes sortes subies par les pensionnés au niveau de la CNSS engendrent dans leur vie des difficultés de portée incalculable sur le plan social : la déscolarisation des enfants, la disloquation des ménages, faute de moyens financiers et surtout de nombreux décès prématurés dans les rangs des retraités frappés par la loi 98-019 du 21 mars 2003, à savoir les pensionnés admis à la retraite après le 1er avril 2003.

Rappelons que la loi 98-019 du 21 mars 2003 portant code de sécurité sociale au Bénin comporte beaucoup d'insuffisances corrigées en partie par la loi rectificative 2007-02 du 26 mars 2007.

Pour ce qui concerne la priorité numéro 1 du syndicat des retraités assujettis au régime de la CNSS (SYNTRAR-CNSS) les dispositions de l'article 95 qui ont induit un abattement drastique des pensions ont été en partie corrigées.

Comble de méchanceté, en violation de l'article 2 de la loi rectificative 2007-02 du 26 mars 2007, le Directeur Général de la CNSS a délibérément et obstinément choisi de payer les moins-perçus sur pension pour compter du 1er avril 2007, date purement et simplement arbitraire. L'article 2 de la loi rectificative 2007-02 prescrit très clairement le paiement de ces moins-perçus à partir du 21 mars 2003.

Cette attitude du Directeur Général de la CNSS contraste de façon criarde avec l'opulence dont il fait montre dans la gestion de cette institution : dépenses de prestige, investissements improductifs, train de vie marqué par un luxe insolent etc... Rien ne peut justifier cette brimade surtout que le rappel des moins-perçus sur pension réclamé en moyenne pour un retraité sur plusieurs années ne représente que des miettes par rapport au salaire mensuel (nous disons bien mensuel) du Directeur Général de la CNSS.

Hélas ! Le respect de la loi, le respect de la dignité humaine, le respect du statut des personnes âgées n'ont pas droit de cité à la CNSS, regrette Bernard Mètogandé qui affirme : «Pour nous faire entendre, nous les retraités frappés par la loi 98-019 du 21 mars 2003, ne baisserons pas les bras. S'il le faut, le syndicat des retraités, le SYNTRAR-CNSS va faire débarquer tous les pensionnés victimes des brimades de la CNSS au palais de la présidence pour qu'ils  crient leur ras-le-bol.

Mais les militants du SYNTRAR-CNSS comptent sur  la   bienveillance  du   président  de la  République  pour  le règlement judicieux de ce contentieux en vue de soulager leur souffrance et d'éviter un bras de fer inutile.

Salomon Sanny
Secrétaire Général du
SYNTRAR-CNSS

Source : LA CROIX DU BENIN

Publié par djiwan à 22:00:49 dans - Actualité | Commentaires (0) |

Ligue de Lutte Contre le Cancer du Sein communique | 12 janvier 2009

Le 20 décembre 2008, la Ligue de Lutte Contre le Cancer du Sein a lancé un TELETHON NATIONAL  jusqu'au 20 février 2009.

L'objectif visé par ce téléthon est la collecte de fonds pour  venir en aide aux femmes qui  souffrent du cancer du sein.

A cette occasion, des caisses de couleur rose,  portant le logo de PINK BENIN sont déposées à Radio Capp FM ; Radio TOKPA : Hôpital de MENONTIN ...)  sur l'ensemble du territoire national.

Les structures qui désirent abriter les CAISSES ROSES en participant au TELETHON peuvent contacter PINK BENIN aux numéros  21328306 ou 97682222.

Vous pouvez aussi faire votre don  via le No de Compte  bancaire : « PINK Benin: 10 311 026 0028 DIAMOND BANK Benin » 

Personne physique ou morale, soutenez la cause, faites un don, car :

  • Un cancer sur 4 est un cancer du sein, susceptible de vous toucher, d'affecter votre fille, épouse, sœur, mère collègue, voisine...
  • Le cancer du sein est une maladie vicieuse, qui tue par ignorance. La survie dépend de la détection précoce et une prise en charge effective pour le traitement.

PINK Bénin s'engage à briser la barrière de l'ignorance, dépister les femmes et les accompagner dans le suivi médical

Contact PINK Benin: Tél : 21328306 ou 97682222

03 BP 3388

Site web:  www.pinkbenin.org

e-mail : pinkbenin@yahoo.fr

Publié par djiwan à 14:28:22 dans - Actualité | Commentaires (0) |

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