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Actualités et ressources de la République du Bénin

Désignation des représentants du parlement à la Cour Constitutionnelle:Les irrégularités révélées par le G 13 | 07 mars 2008

Cinq députés membres du G13 étaient face à la presse hier jeudi 06 mars. Pendant environ une heure et demi, ils ont expliqué les irrégularités qui ont émaillé la désignation de leurs quatre représentants à la Cour constitutionnelle.

« Ce sont seulement les députés membres du groupe Force Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) qui ont désigné les quatre représentants de l'Assemblée nationale à la Cour constitutionnelle alors que les trois autres ont été choisi par le chef de l'Etat qui est le responsable des Fcbe ». C'est ce qu'a commencé par déclarer le premier questeur Sacca Ficara qui a fini par conclure que c'est une seule tendance politique du pays qui aura désigné les sept membres de cette institution capitale pour la suivie de la démocratie. Il fonde son affirmation sur le fait que, c'est le même jour que les deux institutions ont validé la désignation de leurs représentants dans cette structure. Pour le député membre du G 13, la situation est très grave. C'est pourquoi, il se joint à ses collègues conférenciers pour appeler l'opinion nationale et internationale à témoin au sujet des conséquences de cette situation. Surtout que, selon lui, la situation est intervenue juste pour vite pourvoir au remplacement des membres actuels de l'institution constitutionnelle avant que le processus de destitution du président Mathurin Nago ne devienne effectif. Son collègue Antoine Dayori prend la balle au bond et rappelle avoir été celui qui a levé ses deux mains lors de la prestation de fidélité à l'accord de législature. Il explique que c'est bien dommage que cet accord soit une simple farce. Après avoir montré qu'il ne regrette pas d'avoir posé cet acte, Antoine Dayori affirme que c'est le président Yayi Boni qui a violé cet accord. Il donne l'exemple de la clause du texte qui confère aux partis signataires de cet accord une certaine autonomie. Une clause rapidement violée par le chef de l'Etat qui veut obliger tout le monde à se ranger sur sa liste unique.  

De monstres irrégularités autour de la désignation des 04 membres de la Cour

  C'est Antoine Dayori qui a expliqué les irrégularités qui ont émaillé le processus de la désignation des quatre représentants du parlement à la Cour constitutionnelle. Selon lui, entre le 04 décembre 2007 et le 26 février 2008, il n'y a pas eu une seule rencontre des membres du bureau du président Mathurin Nago. Mais brutalement, ce président leur adresse la veille de ce 26 février une invitation qu'il signe lui-même en lieu et place du Secrétaire général administratif qui a coutume de le faire. A cette réunion, dira Dayori, le président Nago leur a expliqué qu'il n'est pas encore prêt pour désigner ces membres mais veut juste lancer le processus. Il invite donc ses collègues à faire des propositions. Il a saisi dans les mêmes conditions la conférence des présidents. Une nouvelle réunion a été convoquée un peu plus tard et Mathurin Nago a insisté pour que son bureau désigne ces membres. Plusieurs députés présents ont été contre la procédure a ajouté Antoine Dayori qui fait cas des contestations de son collègue Sacca Ficara qui a montré que les tribunaux étaient débordés et il est difficile d'avoir les casiers judiciaires et les certificats de nationalité. Pour Dayori, la deuxième secrétaire parlementaire avait le même problème et s'est retrouvée avec un dossier incomplet. Mais lui, avait un de ses dossiers à jour et devrait envoyer le chercher à Cotonou quand Mathurin Nago a marqué un refus catégorique. C'est ainsi qu'ils étaient obligés de sortir de la salle pour ne pas cautionner le dol. Sacca Ficara ajoute que tout était fin prêt avant que leur collègue Antoine Dahissiho ne rentre dans la salle contrairement à ce qui a été dit.. Pour terminer, Antoine Dayori a montré qu'ils ont tout de même montré à Mathurin Nago que rien ne presse et plusieurs autres dossiers sont gardés dans les tiroirs depuis des lustres. Son collègue Sacca Ficara se porte en faux contre certaines déclarations de son président dans sa réponse aux 38 députés. Il explique avoir interpellé Mathurin Nago sur le retard criard dans la désignation de leurs représentants à la Haute Cour de Justice. Mais on lui a fait comprendre que c'est la haute autorité qui a dit d'attendre.  

La genèse du G 13

  Sacca Ficara a profité de leur sortie médiatique d'hier pour faire la genèse de leur G 13. Selon lui, tout a commencé au moment où le processus pour la désignation des représentants de l'Assemblée nationale de la Commission électorale nationale autonome (Cena) a été lancé. Alors que les groupes politiques présents au parlement s'organisaient pour gérer dans les conditions normales ce dossier à raison de 05 sièges pour la minorité des 30 députés et 08 pour la majorité parlementaire, contre toute attente a poursuivi Sacca Ficara, le président Mathurin Nago est venu à la réunion avec une liste de 08 noms pour les faire accepter encore au nom de la haute autorité. « J'ai dit non » a-t-il déclaré en leur rappelant les raisons de l'initiative Cena. Pour lui, c'est pour aider à la transparence dans les élections qu'en tant qu'acteurs politiques, ils avaient enlevé sa gestion au ministère de l'Intérieur pour une Cena vraiment autonome.  

Gbadamassi fait le procès de Yayi Boni

  L'intervention de l'honorable Rachidi Gbadamassi aura été simplement amère. Il révèle que c'est Mathurin Nago qui a fait un serment d'allégeance et de soumission catégorique au chef de l'Etat qu'il nomme « sa majesté ». Je dit simplement que Mathurin Nago est dans son rôle. Rachidi Gbadamassi a montré que Yayi Boni a été élu à 75%. Une situation confortable qui s'est effritée au fil du temps. Une situation qui, selon Gbadamassi, lui a été fatale au point où c'est à 40% que le chef de l'Etat a géré les dernières législatives et qu'il risque bien de tomber fatalement à 30% à l'issue des prochaines municipales et communales. Gbadamassi poursuit en indiquant que face à cette situation chaotique, Yayi Boni était obligé de prendre d'autres dispositions. Surtout que, selon lui, les fausses promesses ont fini par avoir raison de lui et il serait devenu impopulaire.  

Jean-Christophe Houngbo  (Br/Ouémé-Plateau)

Publié par djiwan à 18:30:05 dans - Actualité | Commentaires (0) |

Développement de l’Afrique : Les femmes doivent évoluer dans la recherche scientifique | 05 mars 2008

«Les femmes doivent évoluer dans la hiérarchie académique comme directeurs d'université et être vues comme des hautes décideurs. Ainsi elles pourraient apporter leur contribution à l'élaboration de prises de décisions» a affirmé le 03 mars 2008, Satti Nureldin, directeur du bureau de l'UNESCO à Addis-Abeba en Ethiopie. Les femmes constituent plus de la moitié de la population mondiale, mais elles sont sous représentées dans la science et notamment la prise de décisions.
Lors de la session d'ouverture de la conférence «La science avec l'Afrique», Satti Nureldin a soutenu que les politiques de développement de la science et de renforcement des capacités doivent inclure les femmes. A cet effet, il a précisé que l'Unesco aide les femmes à se valoriser dans le domaine scientifique car la science et la recherche sont très souvent considérées comme des domaines réservés aux hommes. «Nous avons besoin d'encourager les gouvernements à supporter les femmes dans ce domaine et à participer à leur formation» a déclaré Satti Nureldin. C'est pourquoi, précise-t-il, l'Unesco s'est donné comme objectif d'assister les différents gouvernements sur le développement et la reforme du système d'innovation, scientifique et technologique. Pour lui, l'Unesco joue également un rôle primordial par la mise en place de réseaux scientifiques national, régional et international. Ces réseaux conduisent à l'existence de centres d'excellence, lieux par principe de découvertes et de créations à travers une coopération Sud-sud et Nord-Sud.
Par Ramata Soré

Publié par djiwan à 11:01:03 dans - Actualité | Commentaires (0) |

Désignation précipitée des membres de la Cour Constitutionnelle : Panique au sommet de l’Etat | 03 mars 2008

Les membres de la Conférence des présidents ont été invités ce jour mardi 26 février 2008 à 17 heures au Palais des Gouverneurs pour, dit-on, procéder entre autres, à la désignation des quatre représentants de l'institution parlementaire à la Cour Constitutionnelle. Une donne qui, non seulement complique la situation au Parlement, mais aussi et surtout traduit la panique qui s'est installée au sommet de l'Etat.

(JPG)La peur a gagné à nouveau le sommet de l'Etat. C'est du moins ce qu'il convient de retenir de la manière précipitée avec laquelle Mathurin Nago veut que le Parlement désigne ses quatre représentants à la prochaine Cour Constitutionnelle. La question que ne cesse de se poser chaque député depuis hier est de savoir ce qui rend ce dossier urgent ? Une interrogation tout à fait légitime en ce sens que le mandat de la Cour Constitutionnelle expire en juin 2008, soit dans trois mois. Depuis six mois, l'Assemblée Nationale n'a pas désigné ses représentants à la Haute Cour de Justice et dans les Parlements régionaux. On n'y trouve aucune urgence malgré les démarches répétées de certains députés pour combler ce vide. Voilà que par note N° 08-049 du 25 février 2008, le président Mathurin Nago invite les membres de la Conférence des présidents pour ce jour dans le cadre de la désignation des membres de la prochaine Cour Constitutionnelle. Cela cache forcément quelque chose. Au niveau de la démarche, il y a tellement de contradictions qui frappent à l'œil. C'est d'abord le Secrétaire général administratif qui convoque les membres de la Conférence des présidents pour hier et ceci pour le même motif. Quelques heures après, c'est le président de l'Assemblée Nationale qui les convoque à son tour pour le lendemain. Ce sont là autant de cafouillages qui donnent une idée de l'état d'esprit du moment de ceux qui nous gèrent. En réalité, c'est que le Chef de l'Etat, le Dr Boni Yayi a fini par comprendre qu'à tout moment, Mathurin Nago peut perdre son fauteuil. Pour parer au plus pressé, il vaut mieux procéder à la désignation des représentants de l'Assemblée Nationale à la Cour Constitutionnelle pendant qu'il est encore temps. Sur les sept membres que compte l'auguste institution, quatre sont désignés par le Parlement. Le président de l'Assemblée Nationale lui-même n'y croit plus tellement. Les dernières informations recueillies font également état de ce que, une fois encore, le gouvernement entend jouer sur les procurations à retirer auprès de certains membres du Bureau sur qui on ne compte pas à 100 %. Les mêmes sources révèlent aussi que les autres groupes parlementaires seraient prêts à s'opposer à cette manière dictatoriale de procéder, surtout qu'il n'y a aucune urgence à désigner les représentants de l'institution à la Cour Constitutionnelle.

Marie Richard Magnidet

Publié par djiwan à 10:31:07 dans - Actualité | Commentaires (0) |

Démarche qualité : les professionnels judiciaires s’en imprègnent | 02 mars 2008

Du 28 au 29 février 2008, Cotonou abrite  le colloque international « Droit & qualité ». L'objectif de ces assises, est de mettre en débat l'enjeu que représente pour les pays africains, la rationalisation de leurs professions judiciaires, notamment grâce à une démarche qualité (normes ISO). La cérémonie d'ouverture a été présidée par le ministre béninois de la  justice  qui estime qu'il n'y a pas d'Etat de droit sans le droit et la qualité.

« Une démocratie sans contenue économique est vouée à des lendemains qui déchantent.  C'est pourquoi le rêve du gouvernement béninois est celui d'un pays émergent. Mais il ne peut avoir un Bénin émergent qu'à la double condition d'évoluer dans  un État de droit et de promouvoir la qualité... » Ce sont là les propos du ministre béninois de la justice, Gustave Kassa (Ecouter )lors de la cérémonie d'ouverture des travaux au Palais des congrès de Cotonou.  Pour lui, « le Bénin du futur sera un pays de services et pour gagner ce pari, il faut relever le niveau de la qualité des services offerts, tout en respectant les droits acquis ».  Le ministre a ensuite  rassuré les participants de la disponibilité du gouvernement à « prendre en compte les recommandations du colloque qui serviront de base  pour une politique efficace de qualité ».

Avant l'allocution du ministre de la justice, M. Noukpo Gnonlonfoun, président de IIFACQES France a souligné, à l'attention des professionnels de la justice, l'importance  de l'appropriation de la démarche qualité. Une démarche qui permettra  de donner confiance aux investisseurs en sécurisant leur placement. Pour lui, « le développement de l'Afrique passe par la démarche de certification ». M. Gnonlonfoun a en outre invité les professionnels béninois de la justice à prendre conscience, pour ne pas être en marge  du nouveau contexte mondial caractérisé par les normes ISO.
 
Son  collègue Michel Padonou et   la représentante de l' IIFACQES Bénin sont  allés dans le même sens. Quant à M. Pierre Simon Adovèlandé, coordonnateur nationale  du Millenium Challenge Account, il a qualifié la démarche qualité dans le secteur de la     justice d'innovation saluée par le MCA, avant de faire savoir que son institution n'attend que le plan d'action qui résultera du colloque pour l'accompagner.

Le colloque « Droit et Qualité » permettra de débattre de trois questions majeures. D'abord, comment renforcer la confiance des investisseurs, des entreprises et des citoyens dans les professions judiciaires au bénéfice du développement économique ? Ensuite, comment favoriser un meilleur accès des usagers (entreprises, particuliers, etc.) aux professions judiciaires ? Et enfin, comment favoriser un dialogue constructif et durable entre les professions judiciaires et les usagers ?

Hippolyte DJIWAN

Publié par djiwan à 11:32:17 dans - Actualité | Commentaires (0) |

« Anémiés fiscaux », les pharmaciens béninois font leur propre diagnostic | 01 mars 2008

« Le fisc et le développement d'une nation ». Tel est le thème de la cinquième journée de l'Ordre des pharmaciens du Bénin. Organisée le 29 février 2008 à la salle de conférence de l'Institut de Formation Sociale et Civique (INFOSEC) à Cotonou, cette journée a enregistré la participation de l'Inter-ordre des pharmaciens africains (IOPA)

« Les pharmaciens béninois sont doublement imposés. D'abord sur le bénéfice industriel commercial, ensuite sur l'impôt général sur le revenu (IGR). Enfin de compte, quand on fait le point, le pharmacien béninois est imposé à près de 68 % de son bénéfice sur chiffre d'affaire. » Voilà le réquisitoire de Falilou ADEBO (Ecouter), pharmacien, grossiste, répartiteur contre la pression fiscale subie par les pharmaciens béninois. Cette situation ne manque pas de conséquence sur l'activité des pharmaciens. « Ces impositions font que beaucoup de pharmaciens n'arrivent plus à vivre de la profession. Alors, beaucoup d'officines de pharmacies sont placées en gérance » déplore M. Adébo avant de préciser qu'elles sont une dizaine dans le cas à Cotonou et, sans souhaiter la mort d'une quelconque officine, « elles auraient déjà fermé leur porte si on était dans un régime normal».

« L'anémie fiscale» dont souffrent les pharmaciens et qui serait la principale cause de leur fébrilité préoccupe également le président de l'ordre des pharmaciens du Bénin M. Charles AINADOU. «Comment travailler dans un système fiscal qui risque de faire disparaître le secteur privé pharmaceutique ? » s'est interrogé le président de l'Ordre des pharmaciens du Bénin.

Pour le représentant de l'Inter-ordre des pharmaciens africains (IOPA), «Trop de pression fiscale tue les entreprises et encourage la voie de la fraude ». Une préoccupation qu'illustrent bien les marchés et les ruelles béninois inondés par les produits pharmaceutiques malgré les multiples appels à l'abandon de ce commerce jugé très dangereux pour la santé publique.

C'est donc pour trouver un terrain de consensus que la cinquième journée de l'Ordre des pharmaciens du Bénin est placée sous le thème «Le fisc et le développement d'une nation », qui a été développé par Madame Mariama BABA-MOUSSA, épouse SOUMANOU, Directrice Générale des Impôts et des Domaines.

La journée de l'Ordre des pharmaciens du Bénin présidée par la Directrice adjointe de cabinet du ministre de la santé a enregistré la participation de l'Inspecteur général des impôts (IGE), du président de l'ordre des Experts comptables du Bénin, du représentant de l'Inter-ordre des pharmaciens africains (IOPA), du président de l'ordre des pharmaciens du Togo et du vice président de l'ordre des pharmaciens de la Côte d'Ivoire

Hippolyte Djiwan

Publié par djiwan à 12:12:48 dans - Actualité | Commentaires (0) |

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