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Cinq députés membres du G13 étaient face à la presse hier jeudi 06 mars. Pendant environ une heure et demi, ils ont expliqué les irrégularités qui ont émaillé la désignation de leurs quatre représentants à la Cour constitutionnelle.
« Ce sont seulement les députés membres du groupe Force Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) qui ont désigné les quatre représentants de l'Assemblée nationale à la Cour constitutionnelle alors que les trois autres ont été choisi par le chef de l'Etat qui est le responsable des Fcbe ». C'est ce qu'a commencé par déclarer le premier questeur Sacca Ficara qui a fini par conclure que c'est une seule tendance politique du pays qui aura désigné les sept membres de cette institution capitale pour la suivie de la démocratie. Il fonde son affirmation sur le fait que, c'est le même jour que les deux institutions ont validé la désignation de leurs représentants dans cette structure. Pour le député membre du G 13, la situation est très grave. C'est pourquoi, il se joint à ses collègues conférenciers pour appeler l'opinion nationale et internationale à témoin au sujet des conséquences de cette situation. Surtout que, selon lui, la situation est intervenue juste pour vite pourvoir au remplacement des membres actuels de l'institution constitutionnelle avant que le processus de destitution du président Mathurin Nago ne devienne effectif. Son collègue Antoine Dayori prend la balle au bond et rappelle avoir été celui qui a levé ses deux mains lors de la prestation de fidélité à l'accord de législature. Il explique que c'est bien dommage que cet accord soit une simple farce. Après avoir montré qu'il ne regrette pas d'avoir posé cet acte, Antoine Dayori affirme que c'est le président Yayi Boni qui a violé cet accord. Il donne l'exemple de la clause du texte qui confère aux partis signataires de cet accord une certaine autonomie. Une clause rapidement violée par le chef de l'Etat qui veut obliger tout le monde à se ranger sur sa liste unique.
C'est Antoine Dayori qui a expliqué les irrégularités qui ont émaillé le processus de la désignation des quatre représentants du parlement à la Cour constitutionnelle. Selon lui, entre le 04 décembre 2007 et le 26 février 2008, il n'y a pas eu une seule rencontre des membres du bureau du président Mathurin Nago. Mais brutalement, ce président leur adresse la veille de ce 26 février une invitation qu'il signe lui-même en lieu et place du Secrétaire général administratif qui a coutume de le faire. A cette réunion, dira Dayori, le président Nago leur a expliqué qu'il n'est pas encore prêt pour désigner ces membres mais veut juste lancer le processus. Il invite donc ses collègues à faire des propositions. Il a saisi dans les mêmes conditions la conférence des présidents. Une nouvelle réunion a été convoquée un peu plus tard et Mathurin Nago a insisté pour que son bureau désigne ces membres. Plusieurs députés présents ont été contre la procédure a ajouté Antoine Dayori qui fait cas des contestations de son collègue Sacca Ficara qui a montré que les tribunaux étaient débordés et il est difficile d'avoir les casiers judiciaires et les certificats de nationalité. Pour Dayori, la deuxième secrétaire parlementaire avait le même problème et s'est retrouvée avec un dossier incomplet. Mais lui, avait un de ses dossiers à jour et devrait envoyer le chercher à Cotonou quand Mathurin Nago a marqué un refus catégorique. C'est ainsi qu'ils étaient obligés de sortir de la salle pour ne pas cautionner le dol. Sacca Ficara ajoute que tout était fin prêt avant que leur collègue Antoine Dahissiho ne rentre dans la salle contrairement à ce qui a été dit.. Pour terminer, Antoine Dayori a montré qu'ils ont tout de même montré à Mathurin Nago que rien ne presse et plusieurs autres dossiers sont gardés dans les tiroirs depuis des lustres. Son collègue Sacca Ficara se porte en faux contre certaines déclarations de son président dans sa réponse aux 38 députés. Il explique avoir interpellé Mathurin Nago sur le retard criard dans la désignation de leurs représentants à la Haute Cour de Justice. Mais on lui a fait comprendre que c'est la haute autorité qui a dit d'attendre.
Sacca Ficara a profité de leur sortie médiatique d'hier pour faire la genèse de leur G 13. Selon lui, tout a commencé au moment où le processus pour la désignation des représentants de l'Assemblée nationale de la Commission électorale nationale autonome (Cena) a été lancé. Alors que les groupes politiques présents au parlement s'organisaient pour gérer dans les conditions normales ce dossier à raison de 05 sièges pour la minorité des 30 députés et 08 pour la majorité parlementaire, contre toute attente a poursuivi Sacca Ficara, le président Mathurin Nago est venu à la réunion avec une liste de 08 noms pour les faire accepter encore au nom de la haute autorité. « J'ai dit non » a-t-il déclaré en leur rappelant les raisons de l'initiative Cena. Pour lui, c'est pour aider à la transparence dans les élections qu'en tant qu'acteurs politiques, ils avaient enlevé sa gestion au ministère de l'Intérieur pour une Cena vraiment autonome.
L'intervention de l'honorable Rachidi Gbadamassi aura été simplement amère. Il révèle que c'est Mathurin Nago qui a fait un serment d'allégeance et de soumission catégorique au chef de l'Etat qu'il nomme « sa majesté ». Je dit simplement que Mathurin Nago est dans son rôle. Rachidi Gbadamassi a montré que Yayi Boni a été élu à 75%. Une situation confortable qui s'est effritée au fil du temps. Une situation qui, selon Gbadamassi, lui a été fatale au point où c'est à 40% que le chef de l'Etat a géré les dernières législatives et qu'il risque bien de tomber fatalement à 30% à l'issue des prochaines municipales et communales. Gbadamassi poursuit en indiquant que face à cette situation chaotique, Yayi Boni était obligé de prendre d'autres dispositions. Surtout que, selon lui, les fausses promesses ont fini par avoir raison de lui et il serait devenu impopulaire.
Jean-Christophe Houngbo (Br/Ouémé-Plateau)
Publié par djiwan à 18:30:05 dans - Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
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Du 28 au 29 février 2008, Cotonou abrite le colloque international « Droit & qualité ». L'objectif de ces assises, est de mettre en débat l'enjeu que représente pour les pays africains, la rationalisation de leurs professions judiciaires, notamment grâce à une démarche qualité (normes ISO). La cérémonie d'ouverture a été présidée par le ministre béninois de la justice qui estime qu'il n'y a pas d'Etat de droit sans le droit et la qualité.
« Une démocratie sans contenue économique est vouée à des lendemains qui déchantent. C'est pourquoi le rêve du gouvernement béninois est celui d'un pays émergent. Mais il ne peut avoir un Bénin émergent qu'à la double condition d'évoluer dans un État de droit et de promouvoir la qualité... » Ce sont là les propos du ministre béninois de la justice, Gustave Kassa (Ecouter )lors de la cérémonie d'ouverture des travaux au Palais des congrès de Cotonou. Pour lui, « le Bénin du futur sera un pays de services et pour gagner ce pari, il faut relever le niveau de la qualité des services offerts, tout en respectant les droits acquis ». Le ministre a ensuite rassuré les participants de la disponibilité du gouvernement à « prendre en compte les recommandations du colloque qui serviront de base pour une politique efficace de qualité ».
Avant l'allocution du ministre de la justice, M. Noukpo Gnonlonfoun, président de IIFACQES France a souligné, à l'attention des professionnels de la justice, l'importance de l'appropriation de la démarche qualité. Une démarche qui permettra de donner confiance aux investisseurs en sécurisant leur placement. Pour lui, « le développement de l'Afrique passe par la démarche de certification ». M. Gnonlonfoun a en outre invité les professionnels béninois de la justice à prendre conscience, pour ne pas être en marge du nouveau contexte mondial caractérisé par les normes ISO.
Son collègue Michel Padonou et la représentante de l' IIFACQES Bénin sont allés dans le même sens. Quant à M. Pierre Simon Adovèlandé, coordonnateur nationale du Millenium Challenge Account, il a qualifié la démarche qualité dans le secteur de la justice d'innovation saluée par le MCA, avant de faire savoir que son institution n'attend que le plan d'action qui résultera du colloque pour l'accompagner.
Le colloque « Droit et Qualité » permettra de débattre de trois questions majeures. D'abord, comment renforcer la confiance des investisseurs, des entreprises et des citoyens dans les professions judiciaires au bénéfice du développement économique ? Ensuite, comment favoriser un meilleur accès des usagers (entreprises, particuliers, etc.) aux professions judiciaires ? Et enfin, comment favoriser un dialogue constructif et durable entre les professions judiciaires et les usagers ?
Hippolyte DJIWAN
Publié par djiwan à 11:32:17 dans - Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par djiwan à 12:12:48 dans - Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
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