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MONDOUKPE

Actualités et ressources de la République du Bénin

Norme et qualité : Quinzaine de la métrologie à Cotonou | 13 août 2008

Du 05 au 19 août 2008, la Direction de la Métrologie et du Contrôle de la Qualité (DMCQ) organise à Cotonou, et sous la bannière du Ministère de l'Industrie et du Commerce, une quinzaine de la métrologie. Cette manifestation se décline en plusieurs activités dont des ateliers de formation et des communications tout au long des deux semaines.
Pour plus d'informations, cliquer sur www.economiebenin.org

Publié par djiwan à 13:41:37 dans - Actualité | Commentaires (0) |

Traitement par les antirétroviraux des PVVIH : Quelle prise en charge aujourd’hui pour obtenir une vraie efficacité ? | 07 août 2008

Par Denis da Conceiçao – Courpotin
Assistant Technique Maladies Infectieuses et Tropicales
Correspondant NPmedia/Bénin

La réussite de tout traitement dépend des 3 composantes mises en présence :
- le patient
- le traitement (les médicaments)
- le virus
Le principal facteur d'échec réside dans une mauvaise observance du traitement par le patient. C'est le premier facteur à évoquer avant toute discussion autour de l'inefficacité des médicaments ou d'une éventuelle résistance du virus.
Que signifie être observant ?

C'est suivre scrupuleusement les données de la prescription médicale. Cette situation peut s'exprimer à travers 3 mots qui bien que synonymes traduisent chacun une qualité particulière à la réussite de l'observance :
Observance : observer avec exactitude l'ensemble des règles de la prescription
Compliance : se plier aux exigences de la prescription
Adhérence : coller exactement au contenu de la prescription
Un patient observant est celui qui observe avec rigueur la prescription du médecin, y adhère complètement et se plie à l'ensemble de ses contraintes.
1- Comment évaluer l'observance du patient ?
Le rapport du patient, son auto-évaluation par rapport à l'observance est la première démarche pour approcher la qualité de l'observance
L'évaluation du médecin non seulement à partir de l'interrogatoire du patient mais sur un ensemble de données recueillies à partir de l'examen clinique et des données biologiques.
Aujourd'hui les patients se plaignent de mauvais accueils , des ruptures de réactifs et d'ARV , d'impossibilité de réaliser les précieux examens de comptages des lymphocytes T 4 avec des prélèvement jetés alors que nous voulons que les PVVIH puisse résolument avoir foi que la maladie du SIDA est une maladie chronique .
Le rapport du pharmacien chargé de la délivrance des médicaments qui a des données exactes sur le mouvement des médicaments, l'exactitude du patient à renouveler son stock et qui doit « normalement » accompagner cette délivrance de conseils dans le domaine de l'observance.
Le comptage des médicaments à partir des boites ramenées à chaque consultation par le patient et le comptage électronique des médicaments à partir de piluliers spéciaux remis aux patients dans certains pays qui enregistrent exactement chacune de ses prises.
Dans cette étape que faisons nous pour anticiper et éviter à des situations de ruptures et des délais trop longs de livraison des commandes ?
La mesure des concentrations plasmatiques qui déterminent non seulement si le médicament est présent mais si les concentrations sanguines sont efficaces ou non.
L'expérience montre que les plus de 50 ans sont plus observant que les moins jeunes qui ont donc besoin d'informations, d'éducation et de conseils pour respecter les règles de prévention et de prise rigoureuse du traitement.
Est – il normale que malgré le soutien des acteurs de terrain et surtout des partenaires financiers , les soignants et les patients vivent et travaillent dans cette situation angoissante et fragilisante alors que la sérénité devrait être dans une constance permanente.
L'oubli, premier facteur de non observance n'est qu'un subterfuge pour ne pas faire face à cette dure réalité de traitement antirétroviral avec ses contraintes et la lassitude qui s'installe. Cet oubli prouve que le patient n'a pas bien compris les messages précédents et par manque de conviction il sombre dans la fatalité et le déni.
C'est pourquoi il est important de personnaliser l'accompagnement de chaque patient dès la mise en route du plan de prise en charge médicale, psychologique et sociale. Les femmes devant bénéficier de la liberté de décider et de s'organiser sans être contraintes de prendre l'avis de la famille , de l'époux ; bien soigner surtout les jeunes enfants et les nouveaux nés par le traitement précoce seule façon de sauver du VIH ou de limiter la transmission mère – enfant.
Pour obtenir une bonne observance du traitement antirétroviral, il nous appartiendra de créer les conditions de sa réalisation qui tourne autour de trois mots clés :

Savoir – Vouloir – Pouvoir

Donner au patient toutes les connaissances et compétences pour lui permettre de comprendre le rôle des antirétroviraux (ARV). Les raisons du nombre de prise quotidienne à une heure précise avec d'éventuelles contraintes par rapport aux repas. L'aider à reconnaître les ARV entre eux va lui permettre de bien les associer pour éviter les interactions médicamenteuses. L'informer sur les effets secondaires éventuels et l'attitude à adopter afin qu'il soit préparer à faire face.

La volonté du patient se traduira par son adhésion complète au traitement, car il est le seul responsable de la réussite de son traitement. C'est pourquoi le choix de se faire traiter doit être libre et éclairé car ce lourd traitement et ces difficultés ne doivent pas être minimisées auprès du patient. Toutes modification du traitement doit être faite avec l'accord du médecin et en cas d'arrêt il faut qu'il soit complet en respectant certaines modalités.

• Pouvoir obtenir les ARV et les gérer sans rupture sera l'opportunité offerte aux PVVIH pour vivre avec sans stigmatisation et discrimination.
• Pouvoir prendre son traitement dans le respect de la confidentialité (famille, travail, voyage ...) et assurer la conservation des ARV dans les conditions requises.
• La prise en charge globale des PVVIH doit toujours, faire appelle à la multidisciplinarité (médecins , infirmiers, pharmaciens, psychologues, nutritionnistes, assistants sociaux, conseillers médiateurs issus du mouvement associatif, les personnes relais et les ONG actives et impliquées dans le domaine du VIH/SIDA.
Pour améliorer l'adhérence des PVVIH au traitement, le médecin traitant doit prescrire en tenant compte du rythme de vie du patient en essayant de faire le moins de médicaments par prise. L'explication de la mise en œuvre du traitement sera poursuivi par le pharmacien lors de la dispensation des ARV ; avec l'aide des assistants sociaux, des conseillers psycho- sociaux et des médiateurs formés.

L'ensemble des acteurs de prévention et de prise en charge des PVVIH doivent respecter la confidentialité qui est la clef du capital confiance de la relation patient / soignants. Etablir un climat de confiance dans le respect du désir du patient surtout si le dispositif pour retrouver les patients perdus de vue (Assistant social, médiateurs et personnes relais) est mise en place avec le soutien de la communauté.

Toutes analyses faîtes, nous pouvons affirmer que l'adhérence est le facteur majeur de la réussite d'un traitement. Elle se travaille en équipe pour pouvoir apporter aux patients un soutien global (médical, psychologique et social) dans la structure de soins et hors de la structure de soins.
L'ensemble de ce travail d'équipe se faisant dans un climat de confiance dont la confidentialité est l'élément moteur.

Publié par djiwan à 21:48:23 dans - Actualité | Commentaires (3) |

Mauritanie : Les raisons du coup d'Etat | 07 août 2008


Le putsch qui a renversé le pouvoir mauritanien le 6 août est la conséquence de plusieurs facteurs. Des dissensions au sein du parti gouvernemental et la perspective de l'exploitation du pétrole ont poussé les militaires à revenir au pouvoir, explique le quotidien Algérien Liberté.   
    
Selon un scénario bien rôdé à Nouakchott, la radio et la télévision nationales mauritaniennes avaient cessé d'émettre tôt dans la matinée d'hier, après que des militaires en eurent chassé le personnel. Des soldats patrouillaient dans la capitale, occupant les places et édifices stratégiques, mais dans le calme. Aucun coup de feu ni barrage n'a été signalé à Nouakchott, ni même aux alentours du palais présidentiel. Le Président [Sidi Ould Cheikh Abdallahi] et ses proches, selon sa fille, auraient été emmenés dans un lieu inconnu. Amal Mint Cheikh Abdallahi devait confirmer l'enlèvement de son père sur une radio étrangère, à partir du palais présidentiel où résident le Président et sa famille. "Le Président vient d'être arrêté par un commando de militaires, qui sont venus le chercher, l'arrêter ici et l'emmener", a-t-elle déclaré, précisant que la Présidence était toujours occupée par des hommes en armes et n'avoir pas entendu de coups de feu lors de l'opération.

Tout de suite après, le ministère français des Affaires étrangères devait à son tour confirmer le coup d'État. "Un groupe de généraux s'était emparé du pouvoir en Mauritanie, alors que des mouvements de troupes avaient lieu dans la capitale." En somme, un coup d'État soft, sans effusion de sang. Ce qui renseigne sur la minutie de l'opération, mais surtout sur le fait qu'il ne s'est trouvé personne pour s'opposer à l'intervention de l'armée qui a organisé l'éviction d'un chef d'État, pourtant premier Président démocratiquement élu en mars 2007, depuis l'indépendance du pays en 1960.

En attendant de voir se démêler les écheveaux de cet énième coup d'État militaire en Mauritanie, il faut savoir que le pays traversait une crise politique depuis pratiquement la brutale et spectaculaire irruption du terrorisme islamiste lorsque des touristes français furent assassinés dans le nord de la capitale[ le 26 décembre 2007]. C'est à la mi-juillet que le Premier ministre Yahia Ahmed El-Waghef avait pu former un nouveau gouvernement. Il pensait avoir mis fin à deux semaines de crise politique, son prédécesseur ayant démissionné le 3 juillet sous la menace d'une motion de censure au Parlement ; un Parlement, il faut le souligner, assez pluraliste. Selon les observateurs, c'est un changement à la tête de l'armée qui aurait mis le feu aux poudres.

Le président mauritanien devait procéder hier à des changements à la tête de l'armée, de la gendarmerie et de la Garde nationale, marqués par le départ de généraux accusés d'être derrière la crise politique. Le colonel Abderrahmane Ould Boubacar a été nommé chef d'état-major de l'armée et le colonel Mohamed Ahmed Ould Ismaïl, chef d'état-major particulier du président mauritanien. Ces deux colonels devaient remplacer respectivement les généraux Ould Cheikh Mohamed Ahmed et Mohamed Ould Abdel Aziz, deux membres du Conseil militaire de transition qui avaient conduit de 2005 à 2007 la transition démocratique en Mauritanie. Les deux généraux avaient joué un rôle de premier plan dans la destitution en 2005 du président Maaouiya Ould Taya, qui assistait aux obsèques du roi Fahd d'Arabie Saoudite à Riyad. Sidi Ould Cheikh Abdallahi a été élu au terme d'une transition dirigée par des militaires.

Le Président élu démocratiquement aurait accusé les deux généraux d'être derrière la fronde des députés et sénateurs qui ont claqué la porte du parti au pouvoir lundi 4 août. Ce jour là, un groupe de 25 députés et 23 sénateurs avaient annoncé leur démission collective du Pacte national pour la démocratie et le développement (PNDD), la formation présidentielle.

Une chose est sûre, la perspective d'une ère pétrolière, qui doit ranger la Mauritanie parmi les producteurs d'or noir, n'a pas manqué de durcir sinon de réveiller des ambitions. L'Union africaine (UA) a condamné le coup d'État en Mauritanie et décidé de dépêcher à Nouakchott le commissaire à la paix et à la sécurité, l'ambassadeur Ramtane Lamamra. La Commission européenne a, de son côté, condamné le coup d'État militaire en Mauritanie et pourrait suspendre son aide financière à ce pays, a déclaré le commissaire européen au Développement Louis Michel.

Djamel Bouatta (Liberté)

Source : http://www.courrierinternational.com
   

Publié par djiwan à 20:56:41 dans - Actualité | Commentaires (0) |

Le logiciel libre en entreprise | 07 août 2008

En quelques années, les logiciels libres se sont enrichi de solutions opérationnelles dans bien des domaines. Ils peuvent être déployé du poste client aux serveurs en passant par divers éléments du système de sécurité. Organisé en intranet, une entreprise peu bien équiper bonne une partie de ses postes de travail en linux (ubuntu) et d'une suite bureautique en open source (Open office). Économie en coût de licences et simplicité de la solution en sont les résultats. La quasi-gratuité du logiciel libre n'est pas le seul argument de cette plate-forme même s'il est de plus en plus cité comme facteur de choix par les entreprises.

En effet, côté serveur, il est plus facilement adopté. Le serveur Apache est d'ailleurs le plus utilisé des serveurs HTTP. Avec la base de données MySQL et le serveur d'applications PHP, il fait partie de la plate-forme LAMP (Linux, Apache, MySQL, PHP). Une solution retenue depuis l'origine par presque tous les prestataires de service (Bénin Télécoms, OTI, Pharaon Télécoms...) Internet au Bénin, au nom de la recherche de performances et de stabilité. En revanche, il reste à convaincre les entreprises béninoises de la pertinence du logiciel libre sur le poste client, où son développement est encore timide. Le problème vient plus de la capacité de ces entreprises à mettre en place un programme réaliste de conduite du changement appuyé par une forte dose de renforcement de capacité  que de la facilité de mise en place, de déploiement et de maintenance.

Fiabilité et ouverture


Cette approche les entreprises béninoises doivent désormais se l'approprier parce qu'elle permet d'apprécier le coût réduit des licences et facilite avec l'architecture de serveurs de fichiers en cluster la construction d'un système stable et performant qui gère correctement les montées en charge. Là encore, c'est Linux qui s'est révélé le plus fiable, mais aussi le plus ouvert, car le seul en mesure d'accepter un parc de postes clients hétérogène. La possibilité d'accéder et de modifier le code source reste un argument en faveur du déploiement de ces logiciels dans les entreprises. Ainsi, ils pourront enrichir en interne les fonctionnalité s de leur système informatique sans être nécessairement tributaire du propriétaire du logiciel. Pour en arriver là une formation vers les logiciels open source s'impose pour la DSI. C'est pour cette raison que la majeure partie des sociétés de conseil et de réalisation d'applications a fondé infrastructure de sécurité sur le logiciel libre. Elle peut ainsi résoudre rapidement tout problème éventuel, sans dépendre de la réactivité d'un éditeur...... .......

Serge Angelo AGNILA
Spécialiste TIC et Développement
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http://agnila.serge.over-blog.com/
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Publié par djiwan à 15:53:52 dans - Actualité | Commentaires (0) |

Zimbabwe : La solution d'Albert Tévoédjrè | 07 août 2008


MESSAGE
ECONOMIE DU BENIN : Pour avoir des informations sur l'économie du Bénin en particulier le Secteur Privé, cliquez sur www.economiebenin.bj


Par Albert TEVOEDJRE

La crise du Kenya a accouché d'une solution inventée par Kofi ANNAN, qui a permis de gérer une situation périlleuse par le biais d'un arrangement bancal sans doute, mais provisoirement efficace.

La solution kenyane pouvait se comprendre et se défendre. Les élections avaient été menées à leur terme. Les résultats, contestables, affichaient des chiffres qu'il fallait vérifier plus minutieusement. Le climat des violences à responsabilité partagée ne permettait aucune décision électorale définitive et convaincante.
Dans un tel schéma, l'ingénieuse trouvaille de Kofi ANNAN pouvait signifier : « la raison » qui ne tourne pas le dos à la vérité politique. Le partage devenait l'unique issue acceptable par tous.

Au Zimbabwe, les réalités sont totalement différentes.
Il y a eu un premier tour de l'élection présidentielle, un premier tour clairement gagné par un opposant que beaucoup d'observateurs estimaient déjà élu.
Devant cette situation, le parti au pouvoir qui impose un deuxième tour, déclenche une guerre atroce qui obstrue et empêche le processus électoral d'aller normalement à son terme.

Pour tout observateur honnête, MUGABE ne peut être reconnu légitimement réélu Président du Zimbabwe. C'est à une tragique farce que nous avons assisté puisque le processus électoral a été violemment détourné au profit d'une grossière parodie de plébiscite.
Dans les débats à huis clos au dernier sommet de l'Union Africaine à Charm el –Cheikh ,ce point de vue est clairement apparu .Et c'est bien aussi ce qui rend la communauté internationale particulièrement sévère.
On ne peut donc pas répéter, au Zimbabwe, la solution kenyane. Cela constituerait un précédent fâcheux et un risque majeur pour tout le continent.
Imaginez, par exemple, un Sénégal ou un Bénin avec un Abdou DIOUF ou un Mathieu KEREKOU refusant le verdict des urnes, s'entourant d'une horde de miliciens et de mercenaires enragés pour contraindre Abdoulaye WADE ou YAYI Boni à se muer en « Premier Ministre », par le truchement d'arrangements internationaux médiocres. Qu'aurions-nous dit et qu'aurions-nous fait ? Or, ce scénario ne sera plus à exclure si la crise du Zimbabwe n'est pas davantage circonscrite et plus adroitement gérée.

Alors, je pense qu'il faut sortir de l'impasse d'un mimétisme dangereusement mécanique et inventer un autre chemin qui soit à la fois intelligent, crédible et républicain.

Dans le cas du Zimbabwe en effet, la vérité historique nous force à reconnaître que Robert MUGABE est le père légitime de la Nation, le fondateur incontesté de la République, l'unique vrai représentant vivant de tous ceux qui s'illustrèrent dans la longue lutte qui fit notre fierté.
Il a combattu le bon combat de l'indépendance et de la dignité. Il a triomphé vaillamment de Ian SMITH et de sa raciste et meurtrière arrogance. Il a reconquis pour les siens la terre de leurs ancêtres.

Le reconnaître n'a rien d'humiliant pour un démocrate sincère.
En revanche, il est tout aussi clair que l'usure du pouvoir, les rides dissimulées ou non qu'inflige à chacun de nous l'irréparable outrage d'un calendrier parfaitement inexorable, la misère accusatrice d'un peuple accablé par l'inflation et des atrocités de toutes sortes , les dures vérités d'un suffrage universel absolument impitoyable, tout cela commande à MUGABE de ne plus trop insister, de ne plus chercher à se prévaloir des prérogatives d'un pouvoir qui lui a déjà échappé.

A mon humble avis, la meilleure issue , dans ce cas, pourrait être soit une révision de la Constitution du Zimbabwe, soit l'adoption d'une loi spéciale consacrant l'existence d'un Président Fondateur de la République, reconnu comme tel toute sa vie avec les privilèges, les honneurs et la considération qui lui sont dus.

Cette fonction officielle et constitutionnelle lui permettrait de signifier l'Histoire, d'être le garant de la continuité de la lutte pour l'indépendance et l'inspirateur des meilleurs choix possibles pour l'avenir du pays et de l'Afrique.

C'est le rôle non constitutionnalisé que joue aujourd'hui Nelson MANDELA en Afrique du Sud. C'est ce rôle qu'il convient de faire accepter à Robert MUGABE, qui ne peut plus, qui ne doit plus exercer un pouvoir exécutif qu'il détient depuis bientôt trente années.

Ce pouvoir exécutif doit être confié à un Président de la République démocratiquement élu et Chef d'un gouvernement qui gère le pays et le conduit selon les normes républicaines.
Voilà une petite idée. On pourrait l'améliorer...
Pourquoi ne pas tenter aussi une telle approche ?

MUGABE, Président à vie, comme Fondateur de la République, Sage grand Ancien de 85 ans, reconnu, honoré et respecté de tous, cela durera le temps qu'il faudra. Mais, l'aurions-nous oublié ? « Qu'est-ce que dix ans, qu'est-ce que vingt ans, puisqu'un seul instant les efface ! »

Mieux, avec Aimé Césaire, je veux renchérir : « Ma seule consolation est que les colonisations passent, que les nations ne sommeillent qu'un temps et que les peuples demeurent ». La colonisation a passé. Le temps de MUGABE, hier révolution triomphante, aujourd'hui, langoureux crépuscule, ferme lentement une petite parenthèse dans l'histoire qui se poursuit.

Vive donc le peuple du Zimbabwe à la tête ou au cœur d'une Afrique qui marche.

Oui, il y a, pour ce douloureux pays, une autre solution, plus juste, plus courageuse et certainement plus digne de nous !

A. T. (Jeune Afrique- 4 Août 2008 ).








Publié par djiwan à 11:32:08 dans - Actualité | Commentaires (0) |

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