• Pour bien protéger les enfants victimes du VIH/sida

    Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) vient de travailler avec le ministère du Travail, des Invalides de guerre et des Affaires sociales sur l'apport de 5 millions de dollars pour les enfants victimes du VIH à l'horizon de 2010 et ses orientations vers 2020.

    Jusqu'à maintenant, la définition de victime juvénile du VIH/sida n'est pas encore déterminée de façon précise et claire dans les textes juridiques bien qu'il existe au Vietnam un système assez complet de politiques et de lois en matière de droit de l'enfance. "Cela entraîne différentes interprétations de cette définition par les ministères et organes", a déclaré Nguyên Trong An, chef adjoint du Département de protection et de soin de l'enfance. Ainsi, les interventions se concentrent uniquement sur les enfants porteurs du VIH et non sur ceux non porteurs mais dont les parents sont séropositifs. Dans certains textes juridiques abordant le VIH/sida, aucun chapitre ne définit clairement la notion d'enfant sous influence du VIH/sida, a ajouté M. An.

    À l'heure actuelle, le Vietnam recense 2.500 enfants porteurs du VIH dont 1.700 ont bénéficié gratuitement de traitements anti-rétroviraux. En moyenne, chaque année, environ 6.000 femmes enceintes porteuses du VIH sont découvertes. Si elles ne reçoivent pas de traitements, environ 2.000 nouveau-nés seront atteints de ce virus chaque année par la transmission maternelle. Pourtant, jusqu'à maintenant, "le nombre exact d'enfants porteurs ou au contact du VIH au Vietnam n'est pas encore déterminé", a souligné M. An. Ce relevé n'a pas pu être effectué par manque d'établissements sanitaires destinés aux examens du VIH, surtout pour les enfants. En particulier, le Vietnam "ne mène pas encore d'enquêtes générales sur cette situation dans l'ensemble du pays", a ajouté M. An.

    Nécessité d'un système de données

    Comment se passe la lutte et la prévention du VIH/sida en faveur des enfants au Vietnam ? Selon M. An, l'approche des services concernés reste encore limitée. Les assistances psychologiques en faveur des enfants et des mineurs restent modestes, "ne se réalisant qu'à petite échelle", selon M. An. En particulier, les examens des enfants non porteurs dont les parents sont victimes du VIH/sida ne se font pas beaucoup.

    Si 97% des enfants orphelins ont bénéficié de soins de la part de leurs proches, ce chiffre ne sera que de 59% pour les enfants orphelins dont les parents sont morts du sida.

    Dans le temps à venir, avec la somme de 5 millions de dollars accordée par l'UNICEF au programme national pour les enfants victimes du VIH à l'horizon de 2010 et ses orientations vers 2020, le premier travail à faire est "l'édification d'un système de données sur les enfants vivant sous l'influence du VIH/sida", a jugé M. An. Cela contribuera à mieux les protéger dans le contexte actuel.

    Phuong Mai/CVN /(07/08/2009) 

    Source : http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?page=newsdetail&newsid=54811


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