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MONDOUKPE

Actualités et ressources de la République du Bénin

Après la décision de la Cour suprême : Pascal Todjinou réélu président de la Cena 2008 | 05 février 2008

Pascal Todjinou est réélu président de la Commission électorale nationale autonome (Cena) vingt quatre (24) heures après la prise de la décision par laquelle la Cour suprême a déclarée invalide, sa première élection. Selon le compte rendu fait par l'ancien député Barthélémy Kassa, secrétaire du bureau d'âge ayant dirigé la plénière samedi, l'ensemble des dix-sept (17) membres de l'organe ont porté leur choix sur la personne de M. Todjinou de nouveau candidat au poste de président. Comme lui, tous les autres membres de la Cena élus au petit matin du 23 janvier dernier ont été reconduits à leur poste respectif au sein du bureau dans lequel Mme Léa Hounkpè et Symphorien Codjo Atchodé ont fait leur entrée respectivement au poste de secrétaire général réservé par la loi électorale au secrétaire administratif permanent de la commission électorale nationale autonome (Sap/Cena) et au poste de secrétaire à la communication. L'élection de M. Atchodé à ce poste laissé vacant lors de l'élection déclarée invalide par la Cour suprême, visiblement suscite quelques nouveaux remous au sein de l'organe selon des informations données dimanche par certains milieux proches de la Cena. A en croire ces milieux, un des deux représentants du chef de l'Etat revendiquerait ce poste comme étant réservé par la loi ou selon l'habitude à un représentant du chef de l'Etat. L'intéressé selon d'autres milieux aurait reçu la proposition d'être élu à ce poste au regard de son profil professionnel qui y conviendrait mais l'aurait refusé parce que, convoitant un autre poste au sein du bureau qu'il n'a malheuresement  pas réussi à avoir, indiquent les mêmes milieux. 

La Nouvelle Tribune du 04/02/2008    

Ludovic D. Guédénon

Publié par djiwan à 07:56:32 dans - Actualité | Commentaires (0) |

Décentralisation, bilan et perspectives | 04 février 2008

Les organisations professionnelles sont invitées à prendre part à la réception officielle de remise de matériel informatique qui aura lieu dans la salle de conférence de la CCIB, le jeudi 28 février 2008 à 15h précises.

Pour toute information, contacter : info@pasp-bj.org ou 21 31 00 28.

Initialement prévues pour le 17 février 2008, les élections municipales et communales couplées avec celles villageoises et de quartier de ville plongent dans l'incertitude. En effet, le bureau de la Commission électorale nationale autonome (CENA) élu en l'absence de sept membres contestataires est invalidé par la Chambre administrative de la Cour suprême. Au parlement, la désignation des membres de la CENA au niveau des arrondissements continue de diviser les députés d'un même groupe politique ou allié. Bref, les clans politiques se battent pour le contrôle desdites élections et l'on se pose la question de savoir si ce sont réellement les questions de développement à la base, enjeux de la décentralisation, qui motivent l'ardeur des politiques ou autre chose.

Dans tous les cas, après cinq années d'expérience commencée depuis 2002, le bilan des communes n'est pas très reluisant. Certes c'est une expérience qui a suscité beaucoup d'espoir au sein des populations. Mais hélas ! Il manque de mots pour dénoncer les maux qui s'érigent en obstacle à la décentralisation.
On retient simplement avec le Maire de la ville de Savalou Boniface Vissoh qui confiait en avril dernier à nos confrères du quotidien la Nation que : « Cette mandature finissante a servi de cobaye. On a fait ce qu'on a pu. Nous espérons que ceux qui viendront auront la tâche plus aisée. Et qu'on leur donnera le minimum pour le travail ».

Oui, la tâche n'a pas été facile pour les maires sortants. Le transfert des compétences n'a pas été concrétisé totalement. Le parachutage des chefs d'arrondissement, l'existence de majorité mécanique, la mise à l'écart de certains conseillers dans la gestion des affaires locales, les destitutions ou les menaces de destitution politiciennes, l'absence de transparence dans la gestion des affaires, l'inexistence ou l'absence de personnes ressources qualifiées... sont autant de maux recensés et en même temps des défis pour la prochaine mandature.

Cette mandature n'aura plus d'excuse à l'heure du bilan en 2013. C'est pourquoi, les candidats aux prochaines élections municipales et communales doivent prendre la mesure des choses, se dévêtir de leur manteau politique pour enfiler celui du développeur, et ne s'engager que parce qu'ils sont capables, et non parce qu'ils ont le soutien d'une classe politique. Il est temps de comprendre que l'élection à la base est une question de développement, qui implique tous les acteurs, de la mouvance ou de l'opposition, de la société et de toutes les couches sociales sans exception.

Dans tous les cas, les défis prochains que sont : l'élaboration et le respect de la charte de la gouvernance locale, la désignation des chefs lieux des départements, l'aide de l'Etat aux communes, la coordination de l'appui des bailleurs pour ne citer que ceux-là sont des tâches qui demandent une bonne concentration du gouvernement et des élus locaux en vue de mieux se consacrer aux questions de développement pour l'émergence des localités à la base.
Le dimanche 03 mars 2008, l'émission "Zone Franche" de la télévision Canal 3 TV Bénin a reçu M. Claude C. Fréjus Djankaki, Administrateur des finances, Expert , consultant, chercheur en finances publiques, gestion urbaine et décentralisation pour analyser les cinq années de décentralisations que vienne de vivre le Bénin

Hippolyte Djiwan


Publié par djiwan à 10:44:21 dans - Zone Franche | Commentaires (0) |

Elections municipales et communales et locales de 2008 : La CENA piétine, la HAAC prend ses responsabilités | 01 février 2008

Toutes les informations sur l'économie du Bénin avec le
Projet d'Appui au Secteur Privé (PASP)

www.economiebenin.org


Initialement prévues pour le 17 février 2008, les élections municipales et communales et locales de 2008 ne pourront plus se tenir à date. Les incohérences des acteurs politiques et les intrigues au sein de la Commission électorale nationale autonome (CENA) retardent la procédure. En effet le bureau de la CENA élu est contesté par les représentants du parti Force cauri pour un Bénin émergent (FCBE) proche du chef de l'Etat). La Cour suprême qualifiée selon la Cour Constitutionnelle pour connaître des contentieux électoraux en la matière, saisie pour départager les 10 membres de la CENA tarde à rendre sa décision. Pendant ce temps, les commentaires et autres genres journalistiques foisonnent dans les médias. La Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC) quant à elle a pris ses responsabilités. Ce qui justifie la prise de la décision N°08-004/HAAC portant réglementation des activités des medias de service public et du secteur prive pendant la période du 22 janvier 2008 à la veille de l'ouverture de la campagne officielle pour les élections communales, municipales et locales de 2008.


Hippolyte Djiwan


DECISION N°08-004/HAAC portant réglementation des activités des medias de service public et du secteur prive pendant la période du 22 janvier 2008 à la veille de l'ouverture de la campagne officielle pour les élections communales, municipales et locales de 2008

LA HAUTE AUTORITE DE L'AUDIOVISUEL ET DE LA COMMUNICATION,

VU
la Loi n°90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin en ses articles 24, 142 et 143 ;

VU la Loi Organique n°92-021 du 21 août 1992 relative à la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication ;

VU la Loi Organique n°93-018 du 27 avril 1994 portant amendement de la Loi Organique n°92-021 du 21 août 1992 relative à la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication ;

VU
la Loi n°97-010 du 20 août 1997 portant libéralisation de l'espace audiovisuel et dispositions pénales spéciales relatives aux délits en matière de presse et de communication audiovisuelle en République du Bénin ;

VU la Loi n°60-12 du 30 juin 1960 sur la liberté de la presse et l'ordonnance n°69-22/PR/MJL du 04 juillet 1969 ;

VU le Décret n°2004-349 du 23 juin 2004 portant nomination des membres de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication ;

VU le Décret n°2004-423 du 04 août 2004 portant nomination de Monsieur Ali ZATO en qualité de Président de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication ;

VU l'installation officielle de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication le 20 juillet 2004 ;

VU le Règlement Intérieur de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication en date du 06 juillet 2005 ;

VU la Loi n°97-028 du 15 janvier 1999 portant organisation de l'Administration territoriale de la République du Bénin ;

VU
la Loi n°2007-25 du 23 novembre 2007 portant règles générales pour les élections en République du Bénin ;

VU la Loi n°2007-28 du 23 novembre 2007 fixant les règles particulières applicables aux élections des membres des Conseils communaux ou municipaux et des membres des Conseils de village ou de quartier de ville en République du Bénin ;

VU les conventions signées par les promoteurs de radiodiffusions sonores et de télévisions privées avec la HAAC ;

VU le rapport introductif au projet de décision portant réglementation de la pré-campagne pour les élections communales, municipales et locales de 2008 en date du 29 novembre 2007 ;

Après en avoir délibéré :

DECIDE


Article 1er : Les dispositions de la présente décision réglementent, à titre exclusif, les activités des médias de service public et du secteur privé pendant la période du 22 janvier 2008 à la veille de l'ouverture de la campagne officielle pour les élections communales, municipales et locales de 2008.

Article 2 : Pendant la période sus indiquée, les organes de presse, tant de service public que du secteur privé, sont astreints à l'observation d'une grande rigueur dans la collecte, le traitement et la diffusion de l'information.
A cet égard, ils sont plus particulièrement tenus de respecter les textes législatifs et réglementaires régissant la profession ainsi que le code de déontologie de la presse béninoise.

Article 3 : Les organes de presse, tant de service public que du secteur privé, doivent notamment en cette période :

1. s'interdire tous genres tendant à faire l'éloge ou à tourner en dérision un homme politique, un parti politique, un regroupement de partis politiques ou mouvements politiques ;

2. s'interdire la diffusion de chansons, jeux, spots, communiqués, proverbes, caricatures et récits satiriques en faveur ou contre un ou des partis politiques, des regroupements de partis politiques, mouvements politiques, des personnalités politiques, des candidats potentiels ou déclarés aux élections communales, municipales et locales qui sont de nature à inciter à la haine religieuse, tribale ou raciale ou à mettre en péril la cohésion nationale ;

3. s'interdire la programmation, la publication et/ou la diffusion en série ou non d'articles ou d'émissions susceptibles d'être assimilés à la publi-rédaction ou à la publicité politique, ainsi que des sondages d'opinion en rapport avec les élections communales, municipales et locales ;

4. exclure de leur programmation les émissions interactives, les publications ou diffusions des débats et des entretiens dont les thèmes portent sur les activités des hommes, des femmes et des partis politiques ainsi que sur les appréciations de leur vie ;

5. s'interdire, en ce qui concerne la revue de presse :

- de reprendre les informations dont la véracité n'est pas établie par l'organe qui relaie ;

- de commenter et de porter quelque jugement de valeur sur les informations relayées.

Article 4 : Les organes audiovisuels du secteur privé doivent en outre veiller à l'observation stricte des obligations résultant de la convention signée avec la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication, notamment en ses articles 20, 22 et 25 relatifs au respect du caractère pluraliste et du principe de l'équilibre en matière d'information, ainsi qu'au respect des décisions de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication et des obligations relatives à la modification de la grille type des programmes.

Article 5
: Les organes de presse de service public et du secteur privé peuvent diffuser les avis de réunion des partis et alliances de partis, des organisations et mouvements politiques.

Article 6 : Les organes de presse du secteur privé doivent en outre veiller particulièrement au traitement équilibré des partis et alliances de partis politiques.
Les organes de presse de service public sont particulièrement astreints au traitement équitable des partis et alliances de partis politiques.

Article 7
: Pendant la période sus indiquée, l'accès aux médias de service public est rigoureusement réglementé comme suit :

1. les Institutions de la République continuent de bénéficier de la couverture médiatique de leurs activités.

Toutefois, celles susceptibles d'être assimilées à la publicité politique ne peuvent bénéficier d'aucune couverture médiatique ;

2. les partis et alliances de partis politiques légalement constitués peuvent bénéficier au maximum de trois (03) reportages par mois ;

3. les composantes de la Société civile (syndicats, corps de métier, ONG et autres associations régies par la Loi de 1901) peuvent bénéficier chacune de deux (02) reportages par mois. Leurs manifestations (meetings, remises de dons, inaugurations, etc.) susceptibles d'être assimilées à la propagande politique ne peuvent bénéficier d'aucune couverture médiatique ;

4. aucun reportage relatif aux activités des Institutions de la République, des Institutions internationales, des partis politiques et des composantes de la Société civile ne peut excéder trois (03) minutes dans les médias audiovisuels et 1500 signes dans les colonnes de la presse écrite de service public. Toutefois, les Institutions concernées par l'organisation et la gestion des élections communales, municipales et locales, à savoir : la Cour Constitutionnelle, la Cour Suprême, la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication et la Commission Electorale Nationale Autonome ne sont pas astreintes à cette limitation ;

5. un crédit horaire mensuel, partiellement consommé ou non, ne peut être reporté ni cumulé avec le crédit horaire du mois suivant.

Article 8 : Le Président de la République, Chef de l'Etat, Chef du Gouvernement, agissant ès qualité, garde ses prérogatives d'accès permanent et sans limitation aux organes de presse de service public.
Il dispose de ce fait de la latitude exclusive d'accès direct ou différé synchronisé à l'audiovisuel de service public.

Article 9 : Tous les organes de presse ont l'obligation de respecter, au cours de la période, l'usage du droit de réponse, du droit de rectification et du droit de réplique, conformément aux textes en vigueur.

Article 10 : Les journalistes, les animateurs, les producteurs, les techniciens et tous autres communicateurs des organes de presse sont tenus durant la période, de faire preuve d'un grand sens de professionnalisme et de responsabilité dans l'accomplissement de leur mission.

Article 11 : Les problèmes que pourraient soulever l'interprétation et l'application de la présente décision relèvent de la compétence de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication.

Article 12 : Le non-respect des dispositions de la présente décision expose les contrevenants aux sanctions prévues par les textes en vigueur.

Article 13 : La présente décision qui abroge toutes dispositions antérieures contraires sera publiée au Journal Officiel et, vu l'urgence, partout où besoin sera.

Cotonou, le 22 janvier 2008

Le Président : Ali ZATO

Le Rapporteur : Symphorose Béatrice LAKOUSSAN

ONT SIEGE

Ali ZATO : Président
Irené Josias AGOSSA : 1er Rapporteur
Agapit Napoléon MAFORIKAN : 2ème Rapporteur
Benseye Emmanuel KOUAGOU : Membre
Joseph H. GNONLONFOUN : “
Symphorose Béatrice LAKOUSSAN : “
Gédéon DASSOUNDO : “
Dieudonné BOCOVO : “


Publié par djiwan à 07:43:27 dans - Actualité | Commentaires (0) |

Déclaration de la CGTB au sujet des atteintes aux libertés et de la campagne de dénigrement du Secrétaire Général de la CGTB | 31 janvier 2008

Depuis un certain temps , les organisations syndicales et plus particulièrement la Confédération Générale des Travailleurs du Bénin (CGTB) observent avec beaucoup d'attention les manoeuvres d'intimidation, de menaces voire de violations des libertés d'expression qui se développent dans notre pays. Cet état de chose a suscité la vive et unanime réaction des centrales syndicales qui ont organisé un géant meeting pour dénoncer le retour aux atteintes des libertés. La dernière réaction de Maître Lionel AGBO, Porte-parole du Président de la République et ancien candidat malheureux à la magistrature suprême en est une illustration. La CGTB qui a toujours et continue de lutter pour le respect des libertés fondamentales dont celle de la presse, ne saurait rester indifférente aux menaces, agressions et diffamations dont font objet aujourd'hui la presse et notamment le Secrétaire Général de la CGTB, le Camarade Pascal TODJINOU. Pour preuve, un droit de réponse à l'ORTB, réclamé par Pascal TODJINOU après la déclaration de Maître Lionel AGBO ne lui a pas été accordé. La CGTB est un élément important dans l'alternance au pouvoir en déclenchant une lutte farouche contre la révision de la Constitution avec toutes ses conséquences. Elle demeure attachée aux vertus de la démocratie chèrement acquise par tout le peuple béninois au prix de lourds sacrifices.

    La CGTB condamne la campagne de dénigrement qui est organisée à l'encontre de son Secrétaire Général, le Camarade Pascal TODJINOU qui .entend jouer sa partition en tant que Représentant de la Société Civile et qui a été bel et bien victime d'une tentative d'enlèvement dans la nuit du Mercredi 23 au Jeudi 24 Janvier 2008 aux environs de zéro heure par de vils individus non identifiés qui étaient à bord d'un véhicule 4 x 4. Elle invite toutes les militantes et tous les militants et sympathisants acquis à la cause de la CGTB à se mobiliser pour barrer la route à tous ceux qui chercheraient à remettre en cause la démocratie béninoise pour des fins politiques.

Cotonou, le 29 janvier 2008

Pour le 1er Secrétaire Général Adjoint  Michel C. KISSI

Le Secrétaire à l'Information  Reymi RISSI OYONIYI

Publié par djiwan à 08:21:42 dans - Actualité | Commentaires (0) |

Pour ses deux ans et le lancement de la saison 2 : Zone Franche reçoit Marie Elise Gbèdo | 28 janvier 2008

L'émission télévisuelle "Zone Franche " de Canal 3 TV Bénin vient de boucler deux ans d'existence. Lancée le 29 janvier 2006, l'émission avait eu pour 1er invité le diplomate Gratien Pognon. Aujourd'hui, avec plus de 80 émissions réalisées, les deux journalistes, principaux animateurs que sont Brice Houssou et Hippolyte Djiwan ( soutenus par Malick Gomina, Rodrigue Azinongbé, Renauld Akakpo, André Dossa, Habib Koukoubou) ont reçu plusieurs grandes figures béninoises. On peut citer: Me Alfred Pognon, avocat à la cour ; le professeur Albert Tévoédjrè, président de l'Organe présidentiel de médiation ; le Docteur André Dassoundo, 1er vice président de l'Assemblée Nationale 4è législature ; le syndicaliste Pascal Todjinou, secrétaire général de la CGTB ; Me Joseph Djogbénou, avocat à la cour; Claude d'Almeida, DG/Sobémap ... pour ne citer que ceux-là.

Pour célébrer ces deux ans et lancer la saison 2 de l'émission marquée par des innovations (changement de générique, de décors, suppression du portrait des invités remplacé par un reportage ou un commentaire sur le sujet principal, l'intervention en direct des téléspectateurs dans l'émission) Me Marie Elise Gbèdo a été invitée pour cette rentrée . Voici son portrait.

Née en décembre 1954 à Mankono en Côte d'ivoire, Marie élise Gbèdo, a fait ses études à Porto-Novo au Bénin puis à l'université de Paris1 Panthéon Sorbonne.
Titulaire d'un DEA de droit des affaires en 1983, elle passe avec succès son Certificat d'Aptitude à la Profession d'Avocat en 1984. Dès l'année suivante, elle prête serment devant la première chambre de la Cour d'Appel de Paris. Après avoir exercé durant cinq ans, Marie élise Gbèdo s'installe au Bénin en 1989. Dès lors commence pour elle une brillante carrière d'avocat, d'actrice de la société civile mais aussi politique.

En effet, celle qui est surnommée « l'Amazone » est une militante des droits de l'homme. Présidente de l'Association des Femmes Juristes du Bénin (AFJB) elle découvre dans le cadre de ses activités le vrai visage de la pauvreté, surtout au sein des femmes rurales. Ce qui l'amène à "semé un peu d'humanité dans les prisons, les orphelinats et les maternités".

Nommée Ministre du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme sous le gouvernement Kérékou, elle côtoie de près la chose politique.
En 2001 et en 2006, elle est candidate aux élections présidentielles et bat campagne sous le slogan de "Huénusu", c'est-à-dire que l'heure a sonné. Mais elle reste encore incomprise des Béninois qui attendent le moment opportun pour lui accorder le suffrage nécessaire pour briguer la magistrature suprême .

Très forte de caractère, Marie élise Gbèdo ne se destinait pas vraiment à une carrière juridique. Elle souhaitait être journaliste. C'est son père qui s'y est opposé : « avec la grande gueule que tu as, tu finiras en prison ». Dans un contexte politique de Parti Etat à l'époque, il lui a conseillé de trouver une autre tribune pour défendre ses idées.

Des années plus tard, Marie élise Gbèdo n'a pas changé. Elle reste égale à elle-même ....

Hippolyte DJIWAN

Publié par djiwan à 20:56:56 dans - Zone Franche | Commentaires (0) |

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