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La quatrième mandature de l'observatoire de la déontologie et de l'Etique dans les médias au Bénin (ODEM) a élu ce 13 septembre 2006 le bureau de la 4è mandature. Michel TCHANOU est élu président de ce bureau.
Poste de l'ODEM Candidat Nombre de votants sur 13 Abstention Résultat
Président Michel TCHANOU 11 02 ELU
Vice Président Clémentine LOKONON 12 01 ELUE
Secrétaire G Marie Richard MAGNIDET 12 01 ELU
Trésorier Firmin GANGBE 13 00 ELU
Rapporteur Gén Edgard COUAO ZOTTI 12 01 ELU
Publié par djiwan à 13:59:22 dans - Ntic | Commentaires (0) | Permaliens
Porto-Novo est, conformément à notre constitution, la capitale administrative et politique de notre pays le Bénin. Ville historique et berceau de nombreux béninois parmi les plus entrepreneurs et fortunés, la ville de Porto-Novo a cependant beaucoup de mal à rayonner pour jouer pleinement son rôle de capitale administrative et politique du Bénin. Tous les matins, des milliers de ses fils et filles la désertent d'ailleurs pour converger vers Cotonou où la quasi-totalité de l'administration et de l'économie béninoises est concentrée.
En dehors de l'assemblée nationale et plus récemment de quelques rares institutions au nombre desquelles le ministère des enseignements primaires et secondaires, la Cour Suprême et la cellule de moralisation de la vie publique, Porto Novo a été injustement désertée par tous.
C'est pour remédier à cette situation qu'a été créé le projet de rénovation de la ville de Porto-Novo pour lequel le Président Mathieu Kerekou avait nommé un conseiller spécial. Seulement et comme dans plusieurs autres cas, ce projet est resté globalement vain et sans bilan consistant à tel enseigne que le Conseiller Spécial du président Kerekou chargé de cette rénovation, Monsieur AGONDANOU, a dû avouer que ses fonctions relevaient davantage d'une coquille honorifique mais vide que d'un véritable outil pour rénover Porto-Novo.
Quoi qu'il en soit et comme il l'a promis dans son discours d'investiture du 6 avril dernier, le Président Boni YAYI entend relever le défi de rénover Porto-Novo pour en faire la vraie capitale qu'elle mérite bien d'être. C'est la raison pour laquelle, il s'est empressé de nommer à ses côtés Monsieur Ataou Soufiano (lui-même originaire et dignitaire de Porto-Novo) pour s'occuper efficacement et très rapidement de redonner à la ville de Porto-Novo toutes ses lettres de noblesse. Monsieur Ataou Soufiano cumulera donc ses fonctions de Chargé de Mission pour la rénovation de la ville de Porto-Novo avec celles de Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin. De l'avis des Porto-noviens eux-mêmes, il est bel et bien l'un des seuls à pouvoir relever le défi de la rénovation effective de Porto-Novo et Boni YAYI ne pouvait pas mieux choisir. Il disposerait pour cela de sa jeunesse, de son dynamisme et de son impressionnant réseau de contacts à travers le monde entier. Quoi qu'il en soit, la cérémonie de passation de service entre Monsieur AGONDANOU et lui-même s'est déroulé dans une ambiance conviviale et festive ce vendredi 8 septembre aux environ de 16h au siège du projet de rénovation de la ville de Porto-Novo. Plusieurs ministres du Président Boni YAYI, ses chargés de missions, ses conseillers techniques, le préfet de l'ouémé, le maire de Porto-Novo et plusieurs autres dignitaires et personnalités de Porto-Novo y ont participé.
Il ressort des différentes allocutions que plusieurs projets, au nombre desquels des hôtels de classe international, une annexe de la présidence pour permettre la tenue à Porto-Novo de certains conseils des ministres, des sites touristiques majeurs, l'aménagement de la berge lagunaire et l'exploitation de bateaux mouches pour faire la navette en Cotonou et Porto-Novo, sont à l'étude pour redonner à Porto-Novo tout son éclat de capitale.
Quant au Président Boni YAYI, il a rappelé à Monsieur Ataou Soufiano, le devoir qui lui incombe de faire rapidement sortir de terre (et déjà dans les derniers mois de l'année en cours) certaines des infrastructures qui feront revivre Porto-Novo. Une grande rencontre entre le Président Boni YAYI, l'ensemble de ses ministres et les fils et filles de Porto-Novo est d'ailleurs prévue d'ici deux semaines pour réfléchir à la rénovation de Porto Novo. Le quinquennat de Boni YAYI s'annonce donc dès plus mémorables pour Porto-Novo.
Sources : Cellule de promotion et de gestion du changement du Chef de l'Etat
REHABILITATION DU PATRIMOINE HISTORIQUE DE LA VILLE DE PORTO-NOVO
Cadre général
Dans le cadre de la "Réhabilitation du patrimoine historique de Porto-Novo", la Société d'Etudes Régionales d'Habitat et d'Aménagement Urbain-Société Anonyme - SERHAU-SA, en qualité de maître d'ouvrage délégué de la ville de Porto-Novo, a lancé le 03 avril 2001 par appel d'offre un concours d'études. Le groupement constitué par l'Ecole du Patrimoine Africain et l'Ecole africaine des métiers de l'architecture et de l'urbanisme - EPA-EAMAU a été déclaré gagnant.
L'étude a commencé le 10 septembre 2001 et porte sur le patrimoine architectural et urbanistique de la ville en général et l'ancien noyau administratif et colonial en particulier.
Objectif
Elle a pour objectif d'amorcer une dynamique de réhabilitation du patrimoine historique de la ville de Porto-Novo, par le biais de recommandations de stratégies, de cadre institutionnel et de politique de gestion, de mécanismes d'incitation et d'opérations pilotes démonstratives. Entre autres, elle vise ŕ renforcer et ŕ valoriser l'authenticité de la ville de Porto-Novo caractérisée par un mélange de cultures anciennes et modernes, ŕ constituer une base de données consistante et moderne en matière de sauvegarde, de réhabilitation et de classement des sites et monuments, exploitable par des chercheurs, des architectes spécialisés, des associations de développement et des décideurs politiques.
Contenu
La mise en śuvre se déroule selon les quatre phases suivantes :
Inventaire et diagnostic physique et institutionnel du patrimoine historique de Porto-Novo,
Analyse des besoins des parties prenantes et l'expérience de la conservation et de la valorisation,
Proposition de stratégies de sauvegarde,
Définition d'un programme pilote de réhabilitation.
Résultats disponibles
Les principaux résultats significatifs du projet sont :
La précision des limites et de l'étendue de la ville historique de Porto-Novo qui est située entre le Boulevard extérieur au nord et la lagune de Porto-Novo au sud ; au total 600 hectares qui recouvrent essentiellement les communes d'Ahouantikomč, d'Akron, d'Atakč, d'Avassa, de Déguč-Gare, de Djassin, de Foun-Foun, de Houčzoumč, d'Iléfič, d'Oganla, et de Zčbou.
Un inventaire de 597 éléments du patrimoine classés en 6 catégories : patrimoine royal, patrimoine lignager ou concessionnaire, patrimoine afro-brésilien ou aguda, patrimoine colonial, patrimoine religieux, patrimoine paysager. Ces éléments sont répartis dans les trois tissus urbains identifiés : tissu colonial, tissu afro-brésilien, tissu vernaculaire. Au sein de ces tissus on retrouve l'axe majeur de la ville, l'axe du pouvoir allant du Palais d'été du Roi Toffa au Palais des gouverneurs, aujourd'hui sičge de l'Assemblée Nationale.
L'analyse des textes juridiques a révélé que la législation béninoise sur le patrimoine culturel est perfectible.
Un plan global de gestion du patrimoine de la ville qui comporte des propositions de mise en valeur et de sauvegarde, la mise en place d'une police du patrimoine et d'un organe de gestion de ce patrimoine, de męme que des mécanismes simples de financement.
Plus d'une vingtaine de rencontres entre l'équipe du projet et les autorités locales, les leaders d'opinion et les propriétaires de bâtiments ou sites relevant du patrimoine de la ville.
Mise en place de deux associations pour accompagner l'étude :
1. l'Alliance des propriétaires pour le patrimoine de la ville de Porto-Novo - APP
2. l'Union des houédouto de Porto-Novo - U-Houédo.
23 bâtiments et sites sélectionnés sont l'objet d'un classement.
3 bâtiments ont été sélectionnés pour faire l'objet de réhabilitations pilotes.
Equipe de projet
L'équipe de projet comporte 12 membres pluridisciplinaires dont un Chef de mission, M. Aimé Gonçalves - Architecte du patrimoine de l'EAMAU, un Architecte expert international, M. Tito G. Spini de l'Italie, et un coordonnateur général, M. Alain Godonou - Directeur de l'EPA.
Comité de suivi et d'évaluation
21 membres, tous acteurs institutionnels et associatifs majeurs de la ville. Ce comité a pour mission de suivre et d'évaluer les différentes phases de l'étude.
Financement
- Gouvernement de la République du Bénin
via Crédit de la Banque mondiale
- Budget national
Contact
Victoire Adégbidi
Ecole du Patrimoine Africain - EPA
B.P. 2205
Porto-Novo, Bénin
Tél. (00 229) 21 48 38, Fax (00 229) 21 21 09
Mél. : portonovo@epa-prema.net
ETUDE SUR LA REHABILITATION DU PATRIMOINE HISTORIQUE DE PORTO-NOVO : CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS
Au seuil de l'étude sur la réhabilitation du patrimoine historique de la ville de Porto-Novo, et au-delŕ des objectifs et du contenu contractuel de ce travail, il convient de garder ŕ l'esprit les conclusions et recommandations suivantes :
1. La ville de Porto-Novo a encore un patrimoine extrêmement riche et varié. La présente étude, en particulier l'inventaire réalisé l'a largement démontré. La candidature ŕ l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO relčve donc d'une ambition légitime et réaliste. Cependant cette inscription n'est pas gagnée d'avance. Le patrimoine se dégrade ŕ une grande vitesse. Les pertes sont déjŕ considérables, et les tendances négatives sont toujours présentes dans la ville. Pour inverser ces tendances, il convient d'engager des actions de grande ampleur qui sont proposées dans le plan de sauvegarde. Il est par ailleurs indispensable que la ville se dote d'une structure de gestion de son patrimoine, "Maison du patrimoine" comme instance de veille et d'éveil, de coordination des actions ŕ entreprendre. Mais la mise en place de cette structure et la traduction opérationnelle du plan de gestion nécessitent des études complémentaires qui prendront du temps ; les ressources humaines ne pouvant ętre immédiatement disponibles et opérationnelles ŕ un niveau suffisant de compétence. Il faudra également du temps pour mobiliser les ressources financičres et matériels nécessaires au démarrage de ce vaste chantier.
2. La gestion du patrimoine culturel de la ville par des actions de sauvegarde et de mise en valeur ne peut ętre considérée comme relevant d'une politique sectorielle du patrimoine ; elle doit ętre conçue comme une composante d'un plan plus global de développement et de gestion urbaine. C'est donc une approche intégrée, transversale que la municipalité devrait avoir.
3. Le cadre réglementaire doit impérativement ętre renforcé, en fait mis en place, par la prise d'au moins un arręté municipal portant mesures conservatoires et reprenant les termes de l'arręté inter-ministériel proposé au cours de cette étude.
4. L'Ecole du Patrimoine Africain, basée à Porto-Novo, en partenariat avec l'EAMAU et en coordination avec la SERHAU-SA, devrait jouer ou continuer ŕ jouer un rôle de conseil ŕ la municipalité, en prenant en charge certains aspects relatifs au suivi de la présente étude, selon des modalités ŕ définir de commun accord avec la ville et ses partenaires.
Source : http://www.epa-prema.net/
Publié par djiwan à 21:39:50 dans - Ntic | Commentaires (0) | Permaliens
En Chine:
Un don d'environ 2 milliards de francs CFA de la Chine au Bénin;
Un prêt à taux préférentiel de 1.5 milliard de francs CFA environ;
· Un don de matériels agricoles d'une valeur de 350 millions de francs CFA;
· Un don de médicaments contre le paludisme d'une valeur de 150 millions de francs CFA;
· Un accord de coopération culturelle 2006-2009;
· Un contrat entre la Banque Export-Import de Chine et le Bénin pour financer le projet de modernisation de la Poste béninoise pour en faire une Cyber Poste;
· Le projet de construire à Cotonou un Centre de Développement Économique et Commerciale de la Chine a été aussi confirmé. Ses travaux démarreront dans les prochains jours.
La Banque Export-Import de Chine a accordé une ligne de crédit d'au moins 1 milliard de dollars (environ 550 milliards de francs CFA) au Bénin pour financer ses projets économiquement rentables. Cette ligne de crédit viendra en appui aux différentes banques et opérateurs économiques qui investiront dans les grands projets plaidés par le Président Boni YAYI.
La Banque de développement de la Chine et la Banque Populaire de Chine ont manifesté des disponibilités de financement similaires.
Plusieurs des plus grosses compagnies chinoises dans les domaines du pétrole, de la construction, des BTP, de l'énergie électrique, des chemins de fer, des ports, des aéroports, des zones franches, de télécommunication, de l'exploration minière, etc.... se sont montrés très intéressés à faire affaires au Bénin. A la demande du Président Boni YAYI, ils conduiront plusieurs missions d'explorations à Cotonou au cours du mois de septembre. Cela leur permettra de mieux se préparer pour venir faire affaires, investir et créer des emplois au Bénin dans les prochaines semaines.
Des accords ont été aussi passés avec des villes à forte croissance comme Shenzhen afin qu'ils assistent notre pays dans ses efforts pour créer de la richesse et une forte croissance. Des échanges techniques, partage d'expérience, transfert de technologie, etc. seront donc bientôt actifs.
A la demande du Président Boni YAYA, la Chine a aussi augmenté le nombre de ses bourses de formation initiale ou continue aux étudiants béninois.
En Malaisie :
En Malaisie, le Président a surtout rencontré les opérateurs économiques malaisiens qui étaient récemment à Cotonou et qui s'organisent actuellement pour investir dans le palmier à huile, dans le port sec de Parakou, dans des logements sociaux et dans un hôtel 5 étoiles à Cotonou. Le Président souhaitait donc suivre la mise en œuvre des investissements qu'ils ont prévu et s'assurer que rien ne les ralentisse ou ne les dissuade de les mener à bout. Il ressort de leurs entretiens que tout avance bien et que dans tous les cas, les résultats de leurs investissements seront très bientôt visibles.
Source : La cellule de promotion et de gestion du changement du Chef de l'Eat
Publié par djiwan à 22:44:48 dans - Ntic | Commentaires (0) | Permaliens
Le forum d'échange et de discussions tenu le mercredi 23Août 2006 au CIC à Cotonou entre le Président Boni YAYI, les organisations syndicales, la société civile, les acteurs du secteur privé et les différentes autres institutions de la république a permis à l'argentier national de faire quelques révélations à frémir le cœur. Nous vous proposons ici l'intégralité du Discours du MDEF.
Synthèse du Ministre du Développement, de l'Economie et des Finances lors de la rencontre du Président de la République, Chef de l'État, Chef du Gouvernement avec le secteur privé, la société civile et les centrales syndicales le 23 août 2006
-------------------------------
Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Vice-président de l'Assemblée Nationale,
Monsieur le Président du Conseil Économique et Social,
Mesdames et Messieurs les Ministres et chers Collègues,
Messieurs les Représentants des Institutions de la République,
Mesdames et Messieurs les Directeurs de Cabinet,
Mesdames et Messieurs les Directeurs d'entreprises,
Mesdames et Messieurs les Partenaires sociaux,
Mesdames et Messieurs les Représentants de la Société Civile,
Mesdames et Messieurs,
Mon intervention va porter sur quatre points :
- la situation économique et financière du Bénin à la veille de l'investiture du Président de la République le 06 avril 2006;
- les principales mesures prises par le Gouvernement depuis le 06 avril 2006 ;
- l'état des lieux dans les Ministères à la suite des audits ;
- les perspectives de l'économie béninoise.
La situation économique et financière du Bénin avant le 06 avril 2006 se caractérise
par une insuffisance de croissance économique.
Ainsi, après avoir enregistré une croissance de 6,2% en 2001, l'activité économique
a poursuivi une tendance baissière avant de chuter à 2,9%
en 2005.
Cette contre-performance est imputable à la lenteur dans la mise en œuvre des
réformes structurelles et sectorielles, en particulier les secteurs
du coton, de l'énergie, des télécommunications, des transports et du port autonome
de Cotonou.
Elle résulte également de la disponibilité irrégulière des facteurs de productions
et du manque de produits pétroliers dans les stations de la
Sonacop.
D'autres contraintes continuent de peser sur l'économie béninoise. Il s'agit
notamment :
- de la faible diversification du secteur agricole ;
- du caractère embryonnaire du secteur industriel ;
- de la vulnérabilité du secteur tertiaire aux chocs exogènes et en
particulier aux mesures économiques conjoncturelles prises au Nigeria ;
- de l'insuffisance des infrastructures de développement économique.
Par ailleurs, la situation budgétaire de notre pays s'est aggravée et se caractérise
par des arriérés de paiement intérieur de l'ordre de
55 milliards de francs CFA auxquels il faut ajouter les arriérés dus au titre du
Fonds routier de 14 milliards F CFA.
Il convient de noter également la généralisation de la procédure exceptionnelle des
ordres de paiement (OP) en procédure courante d'exécution
du budget. Ainsi, pour la période de 2001 à 2005, les ordres de paiement non
régularisés s'élèvent à 201,3 milliards F CFA.
Quant aux arriérés salariaux, leur montant ressort à 190 milliards de francs CFA.
Les principales mesures prises par le Gouvernement depuis le 06 avril 2006 en vue de
l'amélioration de la gouvernance concernent :
- l'adoption par le Gouvernement d'une Charte de fonctionnement signée par
tous les Ministres et le Chef de État ;
- l'audit de tous les Ministères et du Trésor déjà réalisé et l'audit des
Entreprises publiques en cours ;
- l'audit des ordres de paiement avec le concours de la banque Mondiale et la
participation de la chambre des Comptes ;
- l'assainissement des finances publiques par :
· La mise en place d'un Comité de Trésorerie chaque semaine en vue
d'examiner la situation des recettes par rapport aux dépenses ;
· La concertation avec les partenaires du système financier et bancaire
pour restructurer la dette intérieure ;
· Le respect des procédures d'engagement de dépenses et l'interdiction du
recours excessif à la procédure des ordres de paiement
(seulement 50 millions depuis le 06 avril 2006) ;
· la lettre à tous les Ministères pour les inviter à produire les pièces
justificatives régulières permettant de régulariser les ordres de
paiement au plus tard le 22 septembre 2006. A défaut, la responsabilité personnelle,
pécuniaire, civile et pénale des contrevenants peut
être engagée ;
· Le renforcement de la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales par
une meilleure collaboration entre la douane et les impôts ;
· Les efforts de recouvrement des créances de État ;
- la relance de l'activité économique par :
· La mobilisation des ressources destinées à l'apurement des arriérés de
paiement ;
· Les mesures prises en vue de la disponibilité à moindre coût des facteurs
de production ;
· Les mesures relatives à l'amélioration de la compétitivité de la plate
forme portuaire, en particulier celles prévues dans le cadre du
programme du Millenium Challenge Account (MCA) ;
· L'approvisionnement régulier du pays en produits pétroliers ;
· le dialogue avec les partenaires.
L'état des lieux dans les Ministères à la suite des audits a permis de noter des
dysfonctionnements en ce qui concerne les procédures
d'utilisation des ressources publiques. Il s'agit notamment :
- du non-respect des procédures dans de nombreux cas ;
- du recours à l'utilisation de comptes hors budget ;
- des irrégularités constatées dans la gestion financière des projets et leur
manque de suivi ;
- de l'absence d'audit de plusieurs projets.
Par ailleurs, l'Inspection Générale des Fiances a relevé un mauvais fonctionnement
des cellules de passation des marchés se traduisant par :
- la surfacturation tous azimuts, des simulacres de consultations, des
consultations tronquées, le fractionnement de commandes en vue
de contourner la procédure d'appel d'offres ;
- l'accélération du rythme de consommation des crédits du premier trimestre de
l'année 2006 par rapport à la même période des années
précédentes ;
- l'acquisition de biens ne correspondant pas à des besoins de l'administration ;
- la dissimulation de matériels roulants avant leur réforme et disparition de
matériels et d'équipements ;
- l'abandon de chantiers en raison du détournement d'affectation de crédits ;
- le non reversement au Trésor de la part revenant au budget national sur les
taxes diverses perçues par le Fonds National de
Développement et de Promotion Touristique ;
- le non-respect du décret portant réglementation du parc automobile de État
caractérisé par une immatriculation anarchique en plaques
bleues, un usage prolongé des plaques temporaires et une utilisation abusive des
véhicules administratifs de fonction, de service et de
pool ;
- la détention de matériels roulants par des agents admis à faire valoir leurs
droits à la retraite ou ayant reçu des affectations.
Les rapports sur l'état des lieux des Ministères seront examinés par le Gouvernement
en Conseil des Ministres.
Les perspectives de l'économie béninoise reposent sur la vision claire et les
grandes ambitions du Chef de État de faire du Bénin un pays
émergent. Cette vision se traduit à travers une double ambition : la consolidation
de la démocratie et le renouveau économique.
Conscients des contraintes et des atouts, ainsi que des potentialités insuffisamment
exploitées, le Président de la République et le
Gouvernement entendent impulser une politique de développement hardie et dynamique,
fondée sur une stratégie dont le socle comprend les
principaux piliers ci-après :
- la gouvernance avec la mise en place d'une administration publique de
développement ;
- la stabilité du cadre macroéconomique ;
- le développement global du pays ;
- la mise en œuvre résolue des réformes structurelles et des politiques
sectorielles, assurant la promotion des entreprises privées et la
promotion de l'investissement ;
- le développement à la base avec la prise en compte d'une politique de
décentralisation et de développement de proximité, afin
d'intégrer toutes les couches sociales dans le système productif.
A côté de ces piliers, des politiques transversales seront mises en œuvre. Il s'agit
notamment de :
- la politique de l'emploi ;
- la politique de l'environnement ;
- la politique de financement ;
- la politique fiscale ;
- la politique de formation ;
- la politique de logement.
Au total, face à la gravité de la situation, des actions hardies ont été engagées
pour améliorer la situation budgétaire, tout en prenant des
initiatives pour relancer progressivement la machine économique.
Je vous remercie pour votre attention.
Publié par djiwan à 22:37:19 dans - Ntic | Commentaires (0) | Permaliens
Il y a quelques mois, la presse sénégalaise s'est fait l'écho de
l'attribution d'un grand nombre de fréquences pour des stations FM. Certaines de ces
radios, en violation des dispositions de leurs cahiers des charges, empiètent
sur les fréquences des radios existantes contribuant ainsi à brouiller leurs
émissions et donc à réduire leur audience sans qu'elles se voient infliger la
moindre sanctions par l'Agence de régulation des télécommunication et des
postes (ARTP) qui se contente de faire de la « sensibilisation ». A peine le bruit
provoqué par cette affaire est il retombé que l'on apprend que de nouvelles
chaînes de télévision devraient bientôt voire le jour au Sénégal, et ceci en
l'absence de procédures publiques lancées pour l'attribution de fréquences. En
janvier 2001, des les premiers pas de l'Alternance, le ministère de la communication
et des technologies de l'information avait lancé un appel d'offre pour la
création de chaînes de télévisions privées. Le processus à peine lancé fut
brusquement interrompu sans explication. Trois ans plus tard, une nouvelle chaîne
de télévision intitulée « Canal Info » a commencé à émettre sur la
fréquence jadis réservée à Canal Horizons et annonce le démarrage officiel de ses
émissions pour octobre 2006. Selon ses promoteurs, la création de cette nouvelle
station de télévision découle tout simplement du rachat du matériel de la chaîne
Canal Horizons et de la fréquence que cette dernière a abandonné depuis
qu'elle émet par satellite, acte qui est en violation avec le principe qui veut que
les assignations de fréquences soient personnelles et incessibles. Dès lors
il semble bien que dans le secteur de l'audiovisuel comme dans celui des
télécommunications, la transparence n'est pas vraiment de mise. Dans ce
secteur ultra sensible des médias, ce genre de pratiques est lourd de quiproquo
et peut conduire à de sérieuses contestations, car il porte atteinte aux
principes du pluralisme de l'information. Au total, dans le secteur des
télécommunications comme dans celui de l'audiovisuel, il est grand temps de mettre en
œuvre les mécanismes transparents qui seuls permettront de garantir le
développement du secteur à l'échelle nationale tout en lui donnant la crédibilité
nécessaire pour se déployer à l'échelle régionale.
Amadou Top (Président d'OSIRIS)
Source
Bulletin d'analyse sur les technologies de l'information et de la
communication. Lettre d'information électronique mensuelle publiée par OSIRIS
l'Observatoire sur les systèmes d'information, les réseaux et les
inforoutes au Sénégal
Publié par djiwan à 15:43:19 dans - Ntic | Commentaires (0) | Permaliens
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