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Le Bénin aborde une étape décisive de ce projet sur lequel le gouvernement insiste depuis quelques mois, qui aura de fortes implications sur la vie des millions de citoyens. Cette vaste opération qui devrait aboutir à délivrance d'actes de naissance à tous les Béninois qui jusque-là n'en ont pas, paraissait difficile ou irréalisable. Mais la phase préparatoire de l'opération, arrivée à terme et la simulation faite mercredi dernier au ministère de la justice par le comité technique de pilotage, convainquent de plus en plus de l'opportunité et de la réussite de ce projet.
Ce projet est une première. Progressivement, elle se révèle comme une véritable opportunité qui apportera une solution durable à des problèmes liés à l'état civil auxquels une frange importante de la population béninoise est confrontée depuis des décennies. Des jeunes, hommes et femmes n'ont pas la possibilité de remplir leur devoir civique, d'effectuer des opérations dans les Banques, de constituer des dossiers pour des projets ou de bénéficier d'un appui financier d'un investisseur, de voyager ou de pouvoir jouir de la sécurité que l'État assure aux citoyens. Il est difficile d'énumérer tous ces problèmes liés à la non possession d'un acte de naissance et qui rendent aujourd'hui la vie difficile à un certain nombre de Béninois ou les empêchent de jouir de certains droits. Par le Recensement administratif à vocation état civil dont le processus a été enclenché, le gouvernement béninois compte désormais aider tous ceux qui sont dans une telle situation, à se mettre à jour, à avoir leur acte de naissance pour ne plus être confrontés à de telles difficultés. L'initiative prise par le gouvernement ne peut donc qu'être utile et salutaire. Mais certains avaient émis, au départ, des réserves et avaient des inquiétudes pour le projet du fait des difficultés financières que le pouvoir sortant a connues pour organiser la présidentielle 2006. Et ils se demandaient aussi comment le gouvernement pourrait-il réussir en un temps très court, disons quelques mois seulement, à attribuer des actes de naissance à ces millions de Béninois sans aucune pièce même ceux qui sont dans les zones les plus reculées du pays ?
Phase active du RAVEC
Ces inquiétudes sont aujourd'hui dissipées car les données actuelles montrent bien que tout est fin prêt et que cette opération aussi vaste qu'elle soit, entre dans sa phase active. M. Nicolas Assogba, directeur de cabinet du ministre de la justice et Cyrille Gougbédji, coordonnateur technique du RAVEC, ont saisi l'occasion de la séance de simulation sur les différentes phases du projet pour rassurer non seulement les populations béninoises des bonnes dispositions prises par le gouvernement pour faire aboutir l'opération, mais ils ont également apporté d'autres précisions sur la tenue effective des audiences foraines qui constituent une étape fondamentale du processus qui devra démarrer ce jour, lundi 25 septembre 2006. M . Gougbédji a insisté sur la particularité des audiences en question, qui est que le tribunal se déplace cette fois-ci pour aller à la rencontre des justiciables afin de leur délivrer cette pièce dont ils ont besoin pour régler des affaires importantes au niveau de l'administration publique et dans bien d'autres domaines. Magistrats, procureurs, préposés du ministère public, officiers d'Etat civil, invités, ont donc participé mercredi dernier activement à ladite séance de simulation des étapes de l'opération. Les autorités ont choisi de mobiliser les acteurs autour de cette séance pratique dans le but de prendre déjà des dispositions contre d'éventuelles difficultés qui pourraient entraver la bonne marche du processus. C'est cette séance de simulation qui a permis aux responsables en charge du projet de faire les derniers réglages nécessaires et on peut dès ce jour, se convaincre davantage du bon démarrage des audiences foraines et avoir l'espoir que le RAVEC arrivera à bon port, pour le bien de tous ces Béninois ayant atteint l'âge de 15 ans et qui seront soulagés, heureux de se faire délivrer un acte de naissance, une pièce qui leur a manqué et qui leur a fait perdre peut-être beaucoup d'opportunités dans leur vie.
Trois étapes marqueront le processus : les populations concernées devront s'inscrire pour demander que l'acte de naissance leur soit délivré. Les demandeurs devront le faire dans les bureaux installés à cet effet et s'adresseront au préposé du ministère public et le collège des notables qui se chargeront du travail à ce niveau-là. Ensuite, les chefs d'arrondissement, le Parquet, le Président du tribunal et les Greffes interviendront pour l'examen de la requête de celui ou ceux qui ont demandé un acte de naissance. Ils passeront à la dernière étape devant le tribunal qui siègera en audience foraine dans les quartiers de ville et villages et c'est à ce niveau que les tribunaux décideront de la suite, de la recevabilité ou non de leur requête. De toutes les façons, ce projet vient à point nommé et permettra de briser toutes les barrières qui ont empêché jusque-là certains Béninois d'avoir leur acte de naissance.
Euloge R. GANDAHO
- Le Matin Ed du 25 Septembre 2006
Publié par djiwan à 19:46:32 dans - Ntic | Commentaires (0) | Permaliens
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Par Léandre ADOMOU ( Collaboration CeRADIS Ong)
Ces derniers jours, les malades du sida du site du Centre national hospitalier et
universitaire Koutoucou Hubert Maga sont dans une psychose totale. Leur prise en
charge qui ne souffrait de rien dans un passé récent pose malheureusement
problème. Une rupture criarde en lot de matériels sanitaires au niveau du stock
pharmaceutique met à mal la lutte engagée contre la maladie du sida dans ce
centre. Selon les déclarations de certains membres du personnel soignant et qui
ont requis l'anonymat, l'heure est grave, mais il est encore temps de déployer les
gros moyens. De cette même source, il est révélé que la structure
d'approvisionnement en tube et autres médicaments du Cnhu rencontre des
difficultés minant l'acheminement de ces produits qui rentrent dans l'opération du
dépistage et de prise en charge des Pvv mis sous Arv. Mais de source proche des
responsables du site, la marchandise serait convoyée au port de Cotonou sans
possibilité aucune d'entrer en sa possession. A
l'origine du désagrément, un retard dans la livraison d'une commande il y a plus
d'un mois, à une structure française ayant coopté pour satisfaire la demande. Cette
situation n'écœure guère le docteur Rodolphe Zinsou qui a souligné que des
solutions seront trouvées à cette situation : il a déclaré : « Pour éviter les
ruptures graves ou prolongées, le personnel des centres de distribution de ces
médicaments essentiels est tenu de garder une statistique des stocks afin de
pallier les situations où des malades sont dans l'incapacité de s'approprier le
produit. Des données chiffrées sont mensuellement ou trimestriellement actualisées
afin de permettre un renouvellement automatique des stocks. De façon fréquente, des
bons de commande sont envoyés à la structure s'occupant de la fourniture et de la
gestion des stocks de tous les centres de distribution. Ceci n'est pas de l'avis de
certains de ses collègues. Selon leurs affirmations, cette situation qui perdure ne
rassure guère
le personnel soignant ni l'ensemble des malades. C'est pourquoi ils souhaitent que
les responsables du ministère de la santé publique à travers le programme national
de lutte contre le sida (Pnls), prenne à bras le corps ce dossier afin de sauver
ces patients au seuil de la porte de la mort.
Publié par djiwan à 11:54:38 dans - Ntic | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par djiwan à 16:30:16 dans - Ntic | Commentaires (0) | Permaliens
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