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MONDOUKPE

Actualités et ressources de la République du Bénin

Renforcement de capacité : Les membres de l’Odem à l’école des TIC | 19 octobre 2006

Comlan H. Hountondji. Directeur H2COM

Les membres de la quatrième mandature de l'Observatoire de la Déontologie et de l'Etique dans les Médias au Bénin (ODEM) se mettent au pas dans les TIC. Vendredi dernier, ils ont reçu une formation au terme de laquelle tous sont désormais outillés pour animer ou participer aux échanges sur un groupe de discussion virtuelle.

Première activité de la quatrième mandature, l'initiative est saluée par le président de l'Odem M. Michel Olarindé Tchanou. « Mon souhait est que cette formation de renforcement aille au-delà de d'initiation pour celle du perfectionnement ... » a souligné le président de l'instance d'autorégulation des médias au Bénin.

La formation est le fruit d'un partenariat entre l'ODEM et la société H2COM. Elle intervient actuellement dans quatre grands domaine tels que : la formation des techniciens, administrateurs et Ingénieurs Microsoft pour répondre aux besoins des entreprises et institutions ; la certification des Techniciens en informatiques et télécommunication ; la fourniture et l'intégration de serveurs d'entreprises des marques Dell et HP ; l'assistance technique aux entreprises pour faire en sorte qu'elles se concentrent sur leur métier de base.
La formation a permis aux membres de l'Odem de faire : l'initiation à internet et aux logiciels de navigation, de voir le principe de fonctionnement d'un mail box , de faire des exercices pratiques d'attachement des documents et d'images à un mail. Egalement ont passé en revu le téléchargement des documents sur un périphérique et la participation à l'animation d'un groupe de discussion...

Aujourd'hui, les nouvelles technologies de l'information et de la communication apparaissent comme des outils transversaux pour accompagner le développement. Dans le secteur des médias, ce principe est également d'actualité.
En effet, l'usage des TIC dans la pratique du journalisme présente des avantages sérieux : gain du temps, partage d'information en temps record, recherche d'information, croisement des sources d'information .... Dans ce contexte, les membres de l'Observatoire de la Déontologie et de l'Etique dans les Médias au Bénin (ODEM) ont compris qu'il est urgent de saisir les opportunités qu'offrent les TIC en vue d'en tirer le maximum de profit par leur application.
L'ODEM a saisi d'ailleurs si bien les enjeux des TIC que les textes fondamentaux de l'instance de régulation ont prévu une commission Ntic et Télévision.

Face à son ambition, c'est heureux que l'ODEM ait rencontré des partenaires à l'instar de H2COM, prêt à l'accompagner. Comme l'a souligné M Comlan Hervé Hountondji, directeur de cette entreprise, « La formation des membres de l'Odem n'est que le début d'une coopération entre sa structure et l'instance de régulation »

Hippolyte A. DJIWAN

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Prise en charge communautaire des malades du sida : Beaucoup d'appelés, peu d'élus | 17 octobre 2006

Pour la prise en charge communautaire des malades du sida, le Projet plurisectoriel de lutte contre le sida (Ppls) a financé, par le biais de l'Agence de gestion et de promotion des initiatives de base (Agefib), des organisations communautaires de certaines villes du Bénin. Malheureusement, rares sont les malades qui ont pu bénéficier de ces fonds.

Larisse Axel HOUSSOU (Avec la collaboration de CeRADIS Ong)

Adja-Ouèrè, dans la commune de Pobè. C'est dans cette localité poussiéreuse que vit Maïmouna (un nom d'emprunt) avec ses deux enfants. Ils habitent dans une cabane délabrée avec pour tout mobilier une vieille lampe à pétrole. Ils dorment côte à côte, parce qu'il le faut bien, la cabane n'a qu'une pièce. Maïmouna est une malade du sida presque en phase terminale. Elle a besoin de soins constants et d'un traitement médical, ce qui l'oblige à parcourir des kilomètres pour se rendre chaque semaine au centre de santé de la commune. Elle a aussi besoin de vêtements, de nourriture et d'un abri. «Si mon mari était encore de ce monde, murmure-t-elle, il m'aurait certainement été d'un grand secours.» Le mari est mort il y a un an, laissant derrière lui Maïmouna, contrainte d'assurer aujourd'hui le relais, en élevant leurs deux enfants. «Un fardeau que j'aurais voulu m'en passer, confie-t-elle, surtout en ce moment où je me sens fatiguée.»

«Ces malades mangent difficilement»

C'est pour épargner aux malades du sida ce genre de fardeau que le Projet plurisectoriel de lutte contre le sida (Ppls) a alloué, par le biais de l'Agence de gestion et de financement des initiatives de base (Agefib), des fonds à l'organisation communautaire de lutte contre le sida de Pobè. «Ces fonds devraient servir à assurer la prise en charge psychologique et nutritionnelle des malades, à les accompagner et bien d'autres choses, mais très peu de malades ont pu réellement bénéficier de ces fonds», assure Antoine Houtoukpè, l'un des infirmiers du centre de santé de Pobè. «Quand on rend des visites à domicile aux malades du sida, on constate souvent qu'ils n'ont même pas de quoi manger, ce qui aggrave leur maladie, ajoute l'infirmier. Même ici au centre de santé, ces malades mangent difficilement.» Or les fonds du Ppls devraient, entre autres, servir à cela. Maïmouna, confie: «Au début, l'agent communautaire nous [son mari et elle] achetait les médicaments et nous apportait chaque week-end des vivres. Mais depuis plus d'un an, même avant la mort de mon mari, je ne l'ai plus jamais revu.» Où est passé l'agent communautaire? A quoi ont servi les fonds qui étaient destinés aux malades?

Ils sont chargés de les accompagner

Adakplamè, un village de la commune de Kétou, à plus de 45 km de Pobè. Non loin de la maternité, se dresse une case aux murs lézardés. A l'intérieur, Rachidatou, (un nom d'emprunt) allongée sur une natte usée. Très amaigrie, elle se lève difficilement et se dirige d'un pas lent à la rencontre de la médiatrice Jeanne Lawani. Au premier regard, tout laisse croire que Rachidatou est malade. Sur son visage émacié, de petits boutons sont visibles. Puis, il y a cette toux atroce qui l'empêche de parler. «Elle a le virus du sida depuis trois ans», révèle la médiatrice qui continue: «Son mari et sa propre famille l'ont abandonnée. L'agent communautaire qui venait payer ses ordonnances est lui aussi porté disparu depuis plus de quatre mois. J'ai informé le comité de gestion des fonds dans la commune, mais jusque-là personne n'est venue la voir.»
Généralement, ce sont les agents et les médiateurs des centres de santé des communes qui orientent vers les organisations communautaires les malades qu'ils reçoivent. Des agents communautaires sont alors affectés à ces malades et ces agents sont chargés de les accompagner, d'honorer leurs ordonnances prescrites par le centre de santé et de leur apporter des vivres. «La présence de cet agent communautaire m'avait beaucoup soulagée dans la mesure où cela réduisait mes déplacements vers le centre de santé et personne ne pouvait imaginer que j'étais malade, raconte Rachidatou. Mais depuis qu'il ne vient plus, je suis obligée de me déplacer et prier les infirmiers et la médiatrice de m'aider parce que je suis sans argent.»

«Des actions ont été menées»

Rachidatou et Maïmouna ont quand même pu bénéficier des fonds de l'organisation communautaire de leur commune. Mais très peu de malades ont eu cette chance. Isidore Gounon, l'un des membres de l'organisation communautaire de lutte contre le sida de Pobè, explique: «Ecoutez, nous avons fait ce que nous pouvons avec les fonds qu'on nous a remis. Et sur le terrain des actions ont été menées. Tous les malades ne pouvaient pas être pris en charge en même temps». Il poursuit: «Et on n'a pas que ça à faire. On doit s'occuper aussi des orphelins du sida, former et sensibiliser les communautés. Si au moins les gens apportaient leur contribution pour alimenter la caisse de solidarité, on aurait été beaucoup plus visible sur le terrain aux yeux des malades...» Bonne foi ou mauvaise foi? Toujours est-il qu'ailleurs, dans d'autres communes, ces fonds Ppls ont réellement servis aux malades.


Publié par djiwan à 14:07:21 dans - Ntic | Commentaires (7) |

Conseil des ministres numéro: 33/PR/SGG/Com/2006 : Le Président bientôt en Belgique et en Allemagne | 06 octobre 2006

Au début de la séance, le Chef de l'État a fait observer une minute de silence à la mémoire de feus :
- veuve Agbo Kpongbey Amoussou Agbalè Ayoyovo, née Ganmissekpon, mère de Monsieur Pascal Agbokpongbey Amoussou, Député des deuxième et troisième législatures, actuellement directeur de cabinet du Président de l'Assemblée nationale, décédée le 03 octobre 2006 ;
- Marie Thérèse Nounaon ANANI, mère de Monsieur René ANATO, ancien Directeur adjoint de la Solde et Directeur des Pensions et de la Dette Viagère, à la retraite, décédée le 07 septembre 2006 ;
- Eugène OUOBA, Administrateur du Travail à la retraite, ancien directeur des Études et de la Planification de l'ex-ministère du Travail et des Affaires Sociales, ancien Directeur provincial du Travail et des Affaires Sociales de l'Ouémé et du Mono, décédé le 22 septembre 2006 ;
- Isaac ODOUNLAMI, père de Monsieur Théophile ODOUNLAMI, Directeur Adjoint de Cabinet du ministère de l'Industrie et du Commerce, décédé le 30 septembre 2006 ;
- Vincent LOKO, fonctionnaire des Travaux Publics à la retraite, père de Monsieur Théodore LOKO, Ambassadeur itinérant, Secrétaire Permanent de la Cellule d'Analyse Stratégique au Ministère des Affaires Etrangères et de Monsieur Xavier LOKO, ancien Directeur du Centre national des (oeuvres Universitaires de l'université d'Abomey-Calavi et ancien Directeur du Commerce Intérieur au ministère du Commerce, actuellement en service au ministère de l'Industrie et du Commerce, décédé le 17 septembre 2006.


Au cours de la séance, le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de décrets dont ceux portant :


- transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles adoptée à Paris, le 20 octobre 2005 ;
- attributions, organisation et fonctionnement du ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche ;
- attributions, organisation et fonctionnement du ministère de la Réforme Administrative et Institutionnelle.


Au cours de la même séance, le Conseil des ministres a examiné et approuvé plusieurs dossiers, notamment :
- trois comptes rendus du ministre des Affaires étrangères relatifs, le premier, aux résultats des travaux de la septième session ordinaire de la Conférence de l'Union Africaine qui s'est tenue les 1er et 02 juillet 2006, à Banjul, en Gambie, le second, à la visite d'Etat du Président de la République en Chine, du 27 août au 03 septembre 2006 et de sa visite de travail en Malaisie, les 03 et 04 septembre 2006 et le troisième, aux résultats des travaux du 5ème Forum du Mécanisme Africain d'Evaluation par les Pairs (MAEP), tenu le 30 juin 2006, à Banjul, en Gambie ;
- un compte rendu du ministre de la Sécurité Publique et des Collectivités Locales relatif à la 5ème Session de l'Observatoire International de l'Etat Civil pour les Pays d'Afrique Francophone, tenue à Dakar, au Sénégal, du 03 au 05 juillet 2006 ;
- un compte rendu du ministre de la Santé relatif aux résultats des travaux du Sommet Extraordinaire de l'Union Africaine sur le VIH/SIDA, la Tuberculose et le Paludisme qui s'est tenu le 04 mai 2006, à Abuja, au Nigeria ;
- un compte rendu du ministre de l'Industrie et du Commerce au sujet de la 75ème Foire Commerciale Internationale d'Izmir qui s'est déroulée du 1er au 10 septembre 2006, en Turquie ;
- un compte rendu du ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Formation Professionnelle au sujet de la 28ème session des Comités Consultatifs Interafricains du Conseil africain et Malgache pour l'Enseignement Supérieur (CAMES), qui s'est tenue à Bangui, en République Centrafricaine, du 14 au 22 juillet 2006 ;
- une communication du Ministre de la Défense Nationale au sujet de l'Aménagement de la Place de l'Indépendance et du Champ de Foire à Cotonou.
Le Conseil des Ministres a, en outre, autorisé au cours de cette réunion :
- la visite officielle du Chef de l'Etat en Belgique et au Luxembourg, du 16 au 22 octobre 2006 et en République Fédérale d'Allemagne, du 23 au 27 octobre 2006 ;
- la participation d'une délégation du Bénin à la réunion du Groupe de Travail Intergouvernemental d'Experts des Normes Internationales de Comptabilité et d'Etablissement des Rapports qui se déroulera, à Genève, en Suisse, du 09 au 12 octobre 2006 ;
- la participation d'une délégation de notre pays au Forum OMI/OMAOC sur la mise en place d'un réseau régional intégré de garde côtes et à la 13ème session ordinaire de l'Assemblée générale de l'Organisation Maritime de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (OMAOC) qui se tiendront à Dakar, au Sénégal, du 23 au 27 octobre 2006 ;
- la participation d'une délégation de notre pays à la réunion de planification stratégique du Programme de Développement Antidopage en Afrique de l'Ouest Francophone qui se déroulera à Dakar, au Sénégal, les 17 et 18 octobre 2006 ;
- la mission exploratoire d'une délégation de Cardiologues du Bénin, aux Emirats Arabes Unis, du 23 au 28 octobre 2006 ;
- la participation d'une délégation de notre pays à la réunion extraordinaire du Conseil des ministres de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine qui se tiendra à Ouagadougou, le 09 octobre 2006 ;
- la participation d'une délégation du Bénin à la réunion du Comité Permanent du Conseil des Gouverneurs de la Banque Africaine de Développement qui se tiendra à Tunis, en Tunisie, les 09 et 10 octobre 2006 ;
- la participation d'une délégation de notre pays au séminaire Atelier sur l'amélioration de la sécurité sur les infrastructures routières en Afrique Subsaharienne qui se déroulera à Lomé, au Togo, du 11 au 15 octobre 2006.


Le Conseil des Ministres a également autorisé :
- l'organisation à Cotonou, du 16 au 19 octobre 2006, d'un Colloque International sur le thème : « Savoirs Traditionnels et Science Moderne » ;
- la célébration à Parakou, le 15 octobre 2006, de la Journée internationale de la Canne Blanche.
 
Fait à cotonou, le : 05/10/2006 
- Le Secrétaire général du gouvernement Epiphane NOBIME

Publié par djiwan à 16:44:36 dans - Ntic | Commentaires (0) |

EN marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale : Adresse liminaire de Pascal I. KOUPAKI | 28 septembre 2006

Messieurs les Administrateurs,


Monsieur le Directeur du Département Afrique du FMI,


Mesdames et Messieurs les Journalistes,


Honorables invités, Mesdames et Messieurs,


Je vous remercie d'avoir répondu à mon invitation, en acceptant de consacrer ce programme spécial à mon pays, le Bénin. Avec une population d'environ 7,5 millions d'habitants, le Bénin s'étend environ sur une superficie de 116.000 km2 sur la côte ouest africaine. Il constitue la porte d'entrée privilégiée sur deux ensembles d'intégration sous régionale que sont :


- d'une part l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), avec son marché de plus de 75 millions de consommateurs ;


– et d'autre part la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) avec son marché d'environ 300 millions de consommateurs comprenant le Nigeria.


Mon pays suscite sans doute beaucoup d'intérêt, depuis l'élection présidentielle de mars 2006. Celle-ci a consacré la dynamique du changement prônée par le Dr. Boni Yayi et portée par une volonté populaire irrésistible qui l'a plébiscité. L'alternance politique ainsi réalisée dans mon pays, confirme la stabilité du processus démocratique amorcé depuis l'historique conférence nationale des forces vives de février 1990.


Mesdames et Messieurs, je suis heureux et honoré de pouvoir vous faire connaître, dans ce nouveau contexte politique qui prévaut au Bénin depuis lors, la vision stratégique qui sous-tend la double ambition du Président de la République et de son Gouvernement.


Mesdames et Messieurs, les performances économiques récentes du Bénin ont été, il est vrai, modestes. En effet, après avoir enregistré une croissance moyenne de 4% sur la période 1991-1996, puis de 5% entre 1996 et 2001, l'activité économique a atteint 6,1% (2001), avant d'amorcer une tendance à la baisse à partir de 2002. Elle a chuté à moins de 3% en 2005. Cette contre-performance économique s'est traduite par des difficultés au niveau des finances publiques et une accumulation d'arriérés de paiement intérieurs.


Face à une telle situation économique et financière, une exigence majeure apparaît : insuffler le renouveau économique, en vue de conforter l'avancée démocratique. Aussi, les premières mesures prises par le Gouvernement concernant la maîtrise des dépenses, le contrôle de leur qualité, le respect des procédures et les efforts de recouvrement des recettes et des créances de l'Etat, ont-elles permis, grâce à la rigueur et à la discipline budgétaire restaurées, de reconstituer progressivement la trésorerie de l'Etat. Il apparaît nécessaire, dans ces conditions, de dégager une épargne budgétaire et de mobiliser les ressources intérieures, en vue de contribuer au financement des investissements.


A cet égard, la vision du Gouvernement, découlant du programme du Président, est clairement définie notre document d'orientation stratégique. Conscients des contraintes et forts des atouts, ainsi que des potentialités insuffisamment exploitées, le Président de la République et le Gouvernement entendent impulser une politique de développement hardie, fondée sur une stratégie dont le socle comprend les principaux piliers ci-après :


-      la bonne gouvernance, au moyen d'une administration publique de développement exemplaire, au service de l'intérêt général et de la promotion du secteur privé ; dans ce sens, la signature de la charte de fonctionnement du Gouvernement et la déclaration formelle des biens de chaque membre du Gouvernement constituent des signaux forts donnés par l'équipe gouvernementale ;  


-      la consolidation de la stabilité macroéconomique ;


-       le développement global du pays, avec la création de pôles de développement par la promotion de grappes de projets, la diversification des secteurs productifs et des services, l'aménagement du territoire et la réalisation de grands travaux d'infrastructures économiques et sociales. Plus spécifiquement, dans le cadre de la politique de diversification de l'appareil productif, le Gouvernement du Bénin entend engager une révolution verte visant à promouvoir l'agriculture grâce à l'aménagement des riches vallées des fleuves Ouémé, Mono et Niger et soutenue par une réforme agraire ;


·        la mise en œuvre résolue des réformes structurelles et des politiques sectorielles, assurant la promotion des entreprises privées et la promotion de l'investissement ; la zone franche industrielle en cours d'aménagement et qui va être élargie aux entreprises de services, jouera un rôle majeur ;


·        la prise en compte d'une politique de décentralisation et de développement de proximité, afin d'intégrer toutes les couches sociales dans le système productif.


Des politiques transversales relatives, entre autres, à la valorisation des ressources humaines, la promotion de l'emploi, la fiscalité de développement, le financement, la protection de l'environnement, etc. serviront d'appui aux principaux piliers ci-dessus.


Bien entendu, la mise en oeuvre de cette stratégie de développement, implique un effort soutenu de mobilisation de ressources intérieures. Elle nécessite également un « partenariat public-privé » dynamique, et l'accompagnement de la communauté internationale et des partenaires au développement.


Le Gouvernement est convaincu que la création de la richesse ne peut être que le fait d'un secteur privé dynamique, compétitif et performant, car l'entreprise est la forme d'organisation la plus apte à créer à cet effet. Il faut donc conférer aux opérateurs économiques privés nationaux ou étrangers, la plénitude de leur fonction de production et de création de richesses. Les fonctionnaires et l'Etat ne peuvent pas se substituer aux mécanismes de marché. L'Etat devra, en conséquence, se concentrer sur ses fonctions régaliennes, sur le renforcement des compétences techniques, sur la régulation de l'activité économique, sur l'assainissement du cadre macroéconomique et de l'environnement juridique, réglementaire et sécuritaire, nécessaires au développement des activités du secteur privé.


Le Gouvernement vient d'ailleurs d'adopter il y a trois jours la lettre de développement du secteur privé, destinée à apporter des facilités d'accompagnement aux efforts des opérateurs économiques.


Les principaux axes retenus pour le développement du secteur privé sont les suivants :


- la mise en place d'organes de partenariat avec le secteur privé et de promotion de l'investissement. Un Conseil Présidentiel de l'Investissement (CPI) a été créé. Il a pour mission principale de renforcer le dialogue avec les investisseurs, dans le but d'accélérer l'identification et la mise en œuvre des réformes visant l'amélioration de l'environnement des affaires ;


- l'élimination de tous les obstacles à l'expansion harmonieuse des affaires par le renforcement des corps de contrôle, la lutte contre la corruption. Ainsi, l'Inspection Générale d'Etat, rattachée à la Présidence de la République, vient d'être mise en place. De même, les moyens d'action de la Chambre des comptes, de l'Inspection Générale des Finances et du Contrôle financier des dépenses publiques seront renforcés, à travers l'accroissement des ressources humaines et matérielles mises à leur disposition. En outre, le Gouvernement prévoit d'accroître l'efficacité de l'administration de la justice et du système judiciaire ;


- la mise en œuvre accélérée des réformes structurelles traduit la volonté du Gouvernement d'améliorer la compétitivité de l'économie nationale. Dans ce cadre, le premier objectif est de rendre disponibles et moins onéreux les facteurs de production. Ainsi, les secteurs des télécommunications et de l'énergie électrique seront libéralisés et le Gouvernement entend poursuivre les réformes en cours au Port Autonome de Cotonou, afin d'accroître son efficacité et sa compétitivité. Cette réforme se traduira par la modernisation des infrastructures et des équipements ainsi que par la simplification des procédures.


- la réalisation d'infrastructures de développement : Dans le cadre d'une politique globale d'aménagement du territoire, la réalisation de grands travaux d'infrastructures impliquera l'Etat, les collectivités locales et le secteur privé, avec une  stratégie de financement articulée autour de mécanismes complémentaires à travers la promotion de partenariats public/privé (BOT, BOO, BOOT). Des études préliminaires indiquent que ces projets nécessiteraient un besoin de financement de 1.350 milliards de FCFA sur les cinq prochaines années.


- la promotion de grappes de projets pour constituer des pôles de développement.


En conclusion, le Bénin est un pays dont la stabilité démocratique irréversible, a été consolidée par plusieurs alternances transparentes et pacifiques au sommet de l'Etat au cours des quinze dernières années. Le Bénin est un pays qui a opté pour le libéralisme économique en construction.


Pays en friche économique, le Bénin aspire dans le cadre d'une nouvelle vision sans équivoque, avec une gouvernance de qualité, à promouvoir un secteur privé dynamique et de nouveaux pôles de développement, des filières agricoles intégrées, une industrie exportatrice. Des projets se manifesteront, dont la réalisation sera soutenue par le Gouvernement, déterminé à faire du Bénin une économie émergente, compétitive et prospère, au carrefour de l'Afrique de l'Ouest et du Centre.


Je vous invite donc à accompagner, par le biais de vos canaux de communication, mon pays le Bénin, dans ses efforts de développement et de croissance accélérée, nécessaire à la création de richesses et à la réduction de la pauvreté.


Je vous remercie.


Singapour, 19 – 20 septembre 2006


Pascal I. KOUPAKI,  Ministre du Développement, de l'Economie  et des Finances

Publié par djiwan à 22:23:13 dans - Ntic | Commentaires (0) |

Conseil des Ministres N° 32/PR/SGG/Com du 27 septembre 2006 | 28 septembre 2006

Au début de la séance, le Conseil des Ministres a observé une minute de silence à la mémoire de feus :

- Miwanou  Komavo,GBONGBON, père de Monsieur Robert K. GBONGBON, Directeur Général Adjoint de la Poste du Bénin S.A., décédé le 22 août 2006 ;
- Taofick ASSANI, ex-Maire de la 1ère Commune Urbaine de Ouidah ;
- Melide A. ADJOUDJENON, père du Lieutenant-Colonel Marc ADJOUDJENON, Chef Service de Liaison et de Documentation des Départements du Mono/Couffo, décédé le 03 septembre 2006 ;
- Tibouté-Kounyo KAKI, mère de Monsieur Christophe KAKI, précédemment Directeur de Cabinet du Ministre de la Culture , de l'Artisanat et du Tourisme, décédée le 19 septembre 2006 ;
- Ahandéssi Zonoudo  AYIKPON, Agriculteur, chevalier de l'Ordre du Mérite Agricole, père de Monsieur Henri AÏKPON, Directeur du Collège d'Enseignement Général de Domè,  décédé le 29 août 2006.                                                                            


 Au cours de la séance, le Conseil des Ministres a examiné et approuvé   plusieurs dossiers, notamment :


- deux comptes rendus du Ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche relatifs, le premier, à la 58ème réunion de la Commission Baleinière Internationale, tenue à St Kitt et Nevis, du 17 au 20 juin 2006 et le second, à la 6ème réunion du bureau de la Conférence Ministérielle sur la Coopération Halieutique entre les Etats Riverains de l'Océan Atlantique, tenue à Abidjan, en Côte d'Ivoire, du 18 au 21 juillet 2006 ;
- un compte rendu du Ministre de la Justice , Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-Parole du Gouvernement relatif aux Journées de réflexion sur le fonctionnement de la Commission Nationale de Législation et de Codification, tenues les 18 et 19 juillet 2006 ;   
- un compte rendu du Ministre de la Famille , de la Femme et de l'Enfant relatif à la première rencontre de suivi de l'Accord Multilatéral de Coopération en matière de lutte contre la traite des enfants en Afrique de l'Ouest qui s'est déroulée à Abidjan, en Côte d'Ivoire, du 25 au 27 juillet 2006 ;
- un compte rendu du Ministre des Affaires Etrangères relatif au septième Sommet Léon SULLIVAN, tenu à Abuja, au Nigéria, du 17 au 20 juillet 2006 ;
- un compte rendu du Ministre de l'Environnement et de la Protection de la Nature au sujet de la visite qu'il a effectuée sur les berges lagunaires de Gbogbanou et de Dédokpo.


       Le constat fait des berges lagunaires de Cotonou en général et de celles de Gbogbanou et de Dédokpo en particulier, est désolant et inquiétant à plus d'un titre.


En effet, ces berges qui font partie intégrante du domaine public de l'Etat se trouvent dans un état d'insalubrité grave et d'occupation anarchique face auquel le Gouvernement, en collaboration avec la Mairie de Cotonou, doit prendre des mesures énergiques pour garantir un cadre de vie sain, agréable et sécurisé aux populations.


Il est impérieux de redonner à Cotonou, notre Capitale économique, l'image d'une ville propre et belle et créer par la même occasion, les conditions propices à la production, à l'exploitation et à la commercialisation des produits halieutiques béninois à l'étranger.


Dans ce cadre, il doit être procédé, dans les brefs délais, au déguerpissement des occupants illégaux et à l'assainissement de ces berges en attendant la mise en œuvre du Projet d'Aménagement qui y est prévu.


Le Conseil des Ministres a  en outre autorisé au cours de cette  réunion :


- la participation d'une délégation du Bénin aux réunions du Comité Ministériel de suivi des négociations de l'Accord de partenariat économique Afrique de l'Ouest – Union Européenne et de la Task Force de préparation régionale qui se tiendront à Niamey, au Niger, les 06 et 07 octobre 2006 ;
- la participation d'une délégation  de notre pays à la deuxième Edition de la Foire internationale du Tourisme de Caracas en République Bolivarienne du Vénézuéla, du 04 au 08 octobre 2006 ;    
 - la participation d'une délégation  du Bénin à la réunion du Groupe de travail du Conseil Supérieur du Sport en Afrique qui aura lieu à Alger, en Algérie, du 28 au 29 septembre 2006 ;
- la participation d'une délégation   de notre pays à l'Atelier régional sur le rôle de la profession comptable dans le développement économique de l'Afrique qui aura lieu à Naïrobi, au Kénya, du 28 au 29 septembre 2006.


 Le Conseil des Ministres a également autorisé :


- l'organisation à Cotonou, les 28 et 29 septembre 2006, d'un Atelier sur la gestion du temps de travail ;
- l'organisation à Porto-Novo, du 02 au 07 octobre 2006, de la Semaine Nationale de l'Habitat dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale de l'Habitat, édition 2006 ;
- la visite de travail au Bénin, du 03 au 04 octobre 2006, d'une délégation de l'Institut de Formation et de Coopération Technique de l'Organisation Mondiale du Commerce
- l'organisation à Abomey-Calavi, Parakou et Cotonou, du 02 au 09 novembre 2006, de la 8ème édition du Colloque africain sur la recherche en Informatique ;
- la célébration à Natitingou, le 05 octobre 2006, de la 13ème Journée Mondiale de l'Enseignant ;
- la célébration au Bénin, le 16 octobre 2006, de la 26ème Journée Mondiale de l'Alimentation et de la 10ème édition du Téléfood.


Le Conseil des Ministres saisit cette occasion pour lancer un appel à  tout le peuple béninois et aux partenaires du Bénin afin qu'ils se mobilisent davantage que par le passé pour apporter leur contribution financière et matérielle destinée à aider les populations les plus vulnérables à se prendre en charge autour de micro-projets d'activités génératrices de revenus.  


Cotonou, le 27 septembre 2006


Le  Secrétaire Général du Gouvernement


Epiphane NOBIME.-

Publié par djiwan à 22:14:40 dans - Ntic | Commentaires (0) |

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