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Publier dans le cadre de la formation des journalistes sur les "Enjeux sur les NTIC" Partenariat ODEM, RJDH, CNPNZ, IPAO et FFI
Le Bénin, aujourd'hui dans la Société de l'information, peut être schématisé comme le pays où il y à 74% d'analphabètes (1), une culture de l'oralité, la vie communautaire, un seul téléphone et/ou un seul poste téléviseur pour un même ménage, pour plusieurs personnes. Or, si le paysan béninois peut être informé en temps réel et dans sa propre langue, du prix du coton à la Bourse de Paris ou de New York, l'agriculture béninoise peut être beaucoup plus compétitive qu'elle ne l'est actuellement. Si le médecin officiant dans la brousse de Pèrèrè(600 km environ de cotonou au nord du Bénin) peut, par télémédecine, être en relation avec d'autres confrères à lui pour opérer ses malades, la population du Bénin profond s'en porterait mieux afin d'œuvrer pour le développement. Ces deux exemples pour dire que nous sommes encore loin du compte, dans la dynamique mondiale actuelle qui consiste à mettre les technologies de l'information et de la communication (TIC) au cœur de toutes les activités de la vie, au cœur des actions de développement. Or il est évident que l'appropriation et la généralisation de l'utilisation effective de ces technologies dans tous les secteurs sont porteuses d'opportunités pour les individus, les entreprises et aideront à résoudre, dans des délais plus raisonnables, les principaux problèmes de développement et, tout particulièrement, la réduction de la pauvreté.
Aujourd'hui, la question reste posée de savoir si le Bénin participera vraiment à la société mondiale de l'information ? Car même si nous ne participons pas à la création technologique en matière de Tic, la réalité est qu'il toujours difficile pour nous d'être de simples et éternels consommateurs. C'est vrai que les autorités gouvernementales, notamment celles du ministère en charge des Tic ont l'habitude de dire que « Le Bénin, en ce qui le concerne, a déjà fait l'option d'utiliser les technologies de l'information et de la communication comme un instrument privilégié de son développement » ; mais dans le concret, il ne se fait pas grand-chose.
Il est donc plus qu'une urgent qu'il y ait une détermination de tous les opérateurs nationaux, ainsi que la contribution de tous nos partenaires au développement, aussi bien bilatéraux que multilatéraux, pour permettre d'utiliser les nouvelles technologies, non seulement comme levier de performance des autres secteurs d'activités, mais aussi et surtout, comme un secteur à part entière, porteur d'avenir et générateur d'emplois.
Brice HOUSSOU
(1) : Selon des statistiques de l'UNESCO, en 1997, seuls 26 % des Béninois étaient alphabétisés (hommes et femmes confondus). (http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/benin.htm)
Publié par djiwan à 21:52:08 dans - Ntic | Commentaires (0) | Permaliens
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